À Paris, les charges de copropriété sont deux fois plus élevées qu’à Bordeaux

le 5 février 2018

Un nouveau baromètre dévoile le montant moyen des charges que paient, chaque année, les copropriétaires à Paris et dans les dix autres villes les plus peuplées. Découvrez le montant moyen pratiqué chez vous.

À Paris, les charges de copropriété sont deux fois plus élevées qu’à Bordeaux

Réduire les charges de copropriété: tous les copropriétaires en rêvent forcément. Plusieurs études (Fnaim, Nexity, ARC) montrent à quel point elles pèsent lourd dans le budget des ménages qui s’apprêtent à acquérir un logement. Un nouveau baromètre national dévoile le montant moyen des charges de copropriété dans les onze villes françaises les plus peuplées selon l’Insee. Des données obtenues après l’analyse de 180.000 annonces d’appartements à vendre.

Ainsi, à Paris, les copropriétaires paient, en moyenne, 1992 euros par an de charges (166 euros par mois) contre 1400 euros (116 euros par mois) pour leurs homologues provinciaux, selon la start-up MeilleureCopro. Soit une différence de 42%. Une tendance confirmée par le groupe Foncia qui estime que cet écart est compris entre 40% et 45%. «Le poste, sur lequel nous constatons les plus gros écarts, est le poste «salariés» (gardiens entre autres) avec des différences qui tournent autour de 50%», explique Mathieu Mialaret de Foncia.

Hors Paris, la palme de la ville où les charges annuelles sont les plus élevées revient à Nice (1800 euros, soit 150 euros par mois). À l’inverse, c’est à Bordeaux, deuxième ville la plus chère après Paris, qu’elles sont les plus basses (1058 euros, soit 88 euros par mois). L’explication? «À Bordeaux, le taux d’équipement du parc (ascenseurs, chauffage collectif, gardiens…) est moins élevé qu’à Nice (voir notre infographie ci-dessous). Idem pour la province par rapport à Paris», explique Édouard-Jean Clouet, président et fondateur de MeilleureCopro. Un atout loin d’être négligeable pour un vendeur, au moment de la négociation du prix de vente.

Autres enseignements de cette étude: seulement un tiers des appartements anciens et 3% (!) des appartements neufs seraient conformes à la loi Alur, selon MeilleureCopro qui a analysé cette fois 500.000 annonces immobilières. Le texte législatif impose que les offres précisent, entre autres, le montant des charges et le nombre de lots.

Côté villes, l’ouest de la France est à la fête: Rennes et Nantes obtiennent les taux de conformité les plus élevés ou plutôt les moins bas. Car il faut bien reconnaître que leurs scores ne sont pas si bons que cela: respectivement 42% et 41% des annonces indiquent le montant des charges et le nombre de lots de la copropriété. En bas de classement, on trouve Montpellier et Nice (26% chacun). L’explication à ces taux bas aussi bien pour les premiers que pour les derniers est simple: la loi ne prévoit aucune amende si ces informations ne sont pas renseignées.

En revanche, si leurs annonces sont trompeuses, les auteurs de l’annonce encourent une amende de 3000 euros pour une personne physique et 15.000 euros pour une personne morale, selon l’article L.131-5 du Code de la consommation. De quoi rebuter certains professionnels ou particuliers d’apporter l’un ou l’autre de ces éléments pourtant indispensables.

Source : Le Figaro Immo

Ils parlent de nous :