À Paris, les charges sont restées plus sages que les prix immobiliers

le 10 juin 2019

Une fois n’est pas coutume: c’est à Paris que les charges de copropriété ont le moins grimpé en 2018, selon une étude la start-up MeilleureCopro. Mais en absolu, elles restent les plus élevées des grandes villes.

À Paris, les charges sont restées plus sages que les prix immobiliers

Les prix de l’immobilier parisien s’envolent à tel point que la surchauffe n’est pas loin. Les loyers suivent eux aussi une tendance à la hausse mais moins prononcée: en 2018, ils ont augmenté de 1,4% à Paris et de 1,2% dans l’agglomération parisienne – alors que l’inflation a augmenté de 1,8% la même année – , selon une étude de l’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne. Conséquence: l’encadrement des loyers fera son grand retour à partir du 1er juillet. Et du côté des charges de copropriété? Les propriétaires parisiens seront certainement ravis d’apprendre que, selon MeilleureCopro, elles n’ont quasiment pas bougé (+0,3%) entre 2017 et 2018 dans la capitale. Leurs homologues provinciaux sont moins bien servis avec une hausse de 4% en moyenne. «La concurrence entre prestataires est plus forte à Paris. Des dizaines de sociétés répondent à des appels d’offres quand, en province, il est plus difficile de trouver de sociétés de qualité qui sont souvent très proches des syndics», souligne Édouard-Jean Clouet, président de MeilleureCopro.

Parmi les autres explications, figurent sans surprise la hausse des honoraires de syndic (+10% à 4085 euros en moyenne) et plus inattendu, la hausse des températures en hiver. Qui dit hiver plus doux, dit consommation de chauffage plus faible. Et pour peu que votre immeuble ne dispose pas d’un système de chauffage collectif, les économies peuvent être importantes. «En 2018, l’hiver a été plus doux qu’en 2017, ce qui a permis de limiter la hausse des charges», précise Édouard-Jean Clouet.

 

Un autre enseignement plutôt surprenant ressort de cette étude: plus les immeubles sont anciens, moins les charges sont élevées. Ainsi, le coût moyen des charges pour un immeuble d’avant 1958 s’élève à 23 euros le m² contre 31 euros pour un édifice construit entre 1959 et 1974. «On aurait pu penser a priori que les immeubles les plus âgés engendreraient les charges les plus lourdes. Cela aurait été le cas si le taux d’équipements était élevé mais ce n’est qu’à partir des années 60 que les copropriétés ont multiplié les équipements énergivores comme les ascenseurs et les chaudières collectives», poursuit Édouard-Jean Clouet.

Toutefois, que les copropriétaires parisiens ne se réjouissent pas trop vite!  Les charges de copropriété dans la capitale restent les plus élevées (plus de 40 euros le m²) parmi les 11 grandes villes françaises passées au crible par la start-up qui a analysé plus de 200.000 copropriétés (en France, on compte entre 700.000 et 800.000 copropriétés). Ainsi, pour un logement standard d’une surface de 60 m², vous devrez débourser plus de 2400 euros par an, contre un peu plus de 1500 euros en moyenne en France. Soit un écart de 60%!

Source : Le Figaro

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