Ablon : sans ascenseur depuis huit mois, les habitants crient leur ras-le-bol

le 10 septembre 2018

Depuis huit mois, les pannes d’ascenseur rendent le quotidien invivable pour les habitants des résidences de la rue de l’Eglise. Ce vendredi, ils se sont rassemblés pour tenter de trouver une solution.

Ablon : sans ascenseur depuis huit mois, les habitants crient leur ras-le-bol

Ablon, ce vendredi. Une quinzaine de personnes se sont rassemblées devant les résidences de la rue de l’Eglise pour dénoncer les pannes d’ascenseur. LP/Charlotte Follana

Huit mois que Denise, Marguerite et les autres vivent un enfer. Leur ascenseur est hors-service à cause des inondations de janvier. Pour ces deux octogénaires handicapées notamment, il y a urgence. Devant leur résidence rue de l’Eglise, une quinzaine d’habitants dont des élus venus les soutenir, se sont rassemblés pour crier leur détresse. Le collectif Plus sans ascenseur qui a lancé une pétition entend bien faire bouger les choses. Car malgré plusieurs signalements au syndic Wurtz, la situation semble stagner. « On attend de recevoir les pièces de réparation du prestataire Otis », avait alors déclaré le syndic en août dernier. Il faudrait trois mois de délai pour les obtenir.

« Mais pourquoi avoir attendu le mois de juin pour faire la demande au prestataire ? » questionne une riveraine, excédée. Le remplacement de l’ascenseur coûtant trop cher pour le syndic (600 000 €), la solution du changement des pièces avait été adoptée. « Le syndic a préféré laisser traîner les choses », relève le maire (LR) Eric Grillon. Marguerite, 86 ans, commence à trouver le temps long. « Je suis fatiguée, j’ai mal aux jambes à force de monter les escaliers, raconte la retraitée tandis qu’elle doit promener son chien trois fois par jour. C’est inadmissible de nous laisser dans la galère comme ça. On paye des charges », dénonce-t-elle.

Autre problème, les installations électriques qui ne seraient pas aux normes. Localisées à 2 m de profondeur en sous-sol, elles devraient normalement être situées à 78 cm au-dessus du sol naturel, explique le maire. En attendant une réponse du syndic, les habitants se disent prêts à se mobiliser devant l’agence du syndic dans les jours qui viennent. « On ne lâchera rien », s’exclame Denise, 81 ans.

Source : Le Parisien

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