Airbnb, la fête est-elle vraiment finie ?

le 11 mars 2019

Entre le durcissement réglementaire, les amendes et la concurrence d’un marché parallèle, la location saisonnière en ligne va mal.

Airbnb, la fête est-elle vraiment finie ?

PIERRE MORNET

C’est la fin d’une période permissive pour une partie des investisseurs. « Le temps où l’on achetait un logement pour le louer exclusivement sur Airbnb prend fin », assure Charles-Antoine Schwerer, économiste et directeur des études pour le cabinet de conseil Asterès.

Depuis la fin de l’année 2017, l’étau réglementaire autour de ce type de sites se resserre. Amendements, loi ELAN (Evolution du logement et aménagement numérique, partiellement en vigueur depuis novembre 2018), directives municipales, règlements de copropriété durcis… tout concourt à décourager les bailleurs qui souhaitent passer par Abritel, Booking, Airbnb et consorts.

« Il y a un an et demi, je vous aurais conseillé de faire de la location saisonnière à Paris par le biais de ces sites. Mais, aujourd’hui, mieux vaut se tourner vers la colocation si l’on cherche du rendement », constate Bassel Abedi, fondateur de la société Rendement locatif, spécialisé dans le conseil aux investisseurs immobiliers.

Sanction des hors-la-loi

Pour Timothée de Roux, le patron d’HomeAway, qui détient Abritel, ce sont avant tout les clients hors-la-loi qui vont être sanctionnés. Comprendre « ceux qui dépassent la règle des cent vingt nuitées annuelles pour la mise en location d’une résidence principale, ou qui louaient une résidence secondaire dans des villes au sein desquelles il fallait au préalable faire une demande de changement d’usage », rappelle-t-il.

Déjà, certaines conciergeries en ligne établies à Paris constatent des changements de comportement. « Depuis l’obligation d’enregistrer son bien en mairie, les propriétaires de résidence secondaire ne font plus appel à nos services », confie Pierre Rouleau, responsable France de la société GuestReady.

Source : Le Monde

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