Angers. Ils ne digèrent pas l’arrivée de Takos King

le 25 décembre 2017

Les copropriétaires de l’immeuble, boulevard Foch, à Angers, sont mis devant le fait accompli des travaux réalisés. Ils demandent la fermeture du restaurant pour l’obliger à remettre en état.

L'arrivée d'un restaurant Takos King, au pied d'un immeuble du boulevard Foch, a troublé la tranquillité des copropriétaires

Ouest-France

Ay caramba ! Les restaurants spécialisés dans les tacos, ces sandwichs enveloppés dans des galettes, fleurissent à Angers. Les chaînes s’implantent dans toutes les villes moyennes. L’arrivée de Takos King à Angers correspond à ce développement.

Mais l’établissement ouvert depuis octobre dernier, à la place d’un opticien, le long du boulevard Foch, ne fait pas que des heureux. Les rois du tacos, pas forcément de la délicatesse. « En mars dernier, ils ont engagé des travaux extrêmement importants : de percements, de trépidation », énumère Me Jean Brouin.

« Les travaux se sont poursuivis »

Ce jeudi matin, l’ancien bâtonnier intervient devant le juge des référés pour le compte des copropriétaires qui ont, à l’époque, demandé des explications au siège de la chaîne de fast-food. « Ils ont envoyé un e-mail en réponse qui évoquait une rénovation peinture et sol. Mais ils ont percé les dalles, ont effectué des branchements sauvages. »

Saisi une première fois en juin, le juge des référés du tribunal de grande instance d’Angers rend une ordonnance suspendant les travaux. « L’assemblée générale des copropriétaires ne les y avait pas autorisés », soutient Me Brouin. Mais le jugement n’arrive jamais à son destinataire, devenu introuvable. « Il n’y avait plus personne à l’adresse. Les travaux se sont poursuivis. Cette société n’a que faire des décisions de justice. »

Une série de problèmes

Un expert est intervenu. Il a constaté une série de problèmes. « Un plancher percé dont l’ouverture débouche sur les réserves d’un autre magasin, pointe l’avocat. Des gravats sont tombés sur une machine à plusieurs millions d’euros. Le réseau d’eau est raccordé sur l’eau chaude, pas sur l’eau froide. Les effluents sont branchés directement sur le réseau d’eaux pluviales. Il n’y a pas de bac à graisse, les réseaux sont régulièrement bouchés. »

Dans la liste des griefs, un broyeur installé dans les toilettes alors que la loi l’interdit, des évacuations de fumées non-conformes, l’absence de local poubelles propre à l’établissement. « Le syndicat des copropriétaires demande la cessation de l’activité de restauration tant que les travaux n’auront pas été réalisés. Demande d’assortir la sanction d’une astreinte de 1 000 € par infraction constatée. » Une demande de provision, pour les travaux avancés par la copropriété, est réclamée à hauteur de 2 148 €. Délibéré le 11 janvier.

Source : Ouest France

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