Argenteuil: évacué d’un immeuble menaçant de s’effondrer, ils peinent à se reloger

le 4 janvier 2019

17 habitants avaient été évacués le 22 décembre d’un immeuble qui menaçait de s’effondrer. Depuis, la question du relogement se pose pour certaines familles.

Argenteuil: évacué d’un immeuble menaçant de s’effondrer, ils peinent à se reloger

Argenteuil. La partie droite de cet immeuble situé rue Ernest-Bray est inaccessible et condamnée. LP/Marie Persidat

Une partie des habitants évacués le 22 décembre de l’immeuble de la rue Ernest-Bray, à Argenteuil, qui menaçait de s’effondrer, vont pouvoir réintégrer leur logement dans une quinzaine de jours. A condition que les travaux d’étaiement et de solidification des planchers, qui devraient démarrer ce mercredi, soient effectués.

C’est en effet ce qu’a recommandé l’experte nommée par le tribunal administratif de Pontoise, lors de son passage le 26 décembre dernier. Au cours de celui-ci, elle a confirmé l’état de péril imminent avec risques d’effondrement d’une partie des escaliers et de certains planchers.

Des difficultés avec les assurances

Ainsi, une partie seulement des habitants – ceux des deux derniers étages – pourront réintégrer leur foyer lorsque ces premiers travaux de renforcement seront effectués. En revanche, les habitants du rez-de-chaussée et du 1er étage devront patienter jusqu’à la fin de l’ensemble des travaux, qui dureront bien plus longtemps.

Ces derniers ont pu se reloger auprès de leurs proches mais les trois familles du dessus, elles, ont été logés par la mairie dans des hôtels. Il semblerait que les assurances de leur propriétaire ont refusé de prendre en charge le relogement. « On s’est substitué aux propriétaires pour trois familles jusqu’au 2 janvier (ce mercredi) mais les nuitées d’hôtel devront être remboursées par le propriétaire », confirme-t-on en mairie. Le jour des faits, la municipalité avait pris en charge le relogement de 13 des 17 résidents.

Des nuits à l’hôtel accordées par la mairie

« Mon assurance refuse de prendre en charge le relogement de ma locataire car les problèmes sont dans les parties communes, donc elle me renvoie vers l’assurance du syndic de copropriété », déplore Emilie, qui loge une jeune femme de 20 ans n’ayant pas de proches dans la région.

Une autre famille de cinq personnes, avec deux adolescents et un enfant de 10 ans, est dans le même cas. Le 26 décembre dernier, ces locataires ont fait le pied de grue au centre communal d’action sociale. La mairie leur avait donc accordé des nuitées d’hôtel supplémentaires jusqu’à ce mercredi.

«Ça me dépasse, ce côté inhumain»

Mais pour la suite, c’est encore le flou. « Les assureurs, les gestionnaires se renvoient la balle, ça me dépasse ce côté inhumain. Je ne comprends pas qu’on puisse laisser des gens comme ça, sans solution, surtout en plein hiver », s’insurge encore Emilie, bien décidée à prendre un avocat avec d’autres propriétaires. Si on en est arrivé là, c’est que le syndic n’a pas fait ce qu’il fallait. » Un ravalement de façade avait été effectué quelques années auparavant et il semblerait que ces travaux auraient aggravé les problèmes d’humidité et d’infiltration.

Contacté, le gestionnaire du syndic de copropriété n’a pas donné suite à nos sollicitations. A noter que quelques jours avant l’évacuation d’urgence intervenue le samedi 22 décembre dernier, le syndic de copropriété avait contacté la mairie pour faire constater certains problèmes.

Source : Le Parisien

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