Beaucoup de logements mal isolés gaspillent du chauffage chaque hiver

le 8 octobre 2017

Diviser par quatre la consommation de votre maison en énergie, c’est bon pour la planète et le portefeuille. Mais est-ce bien réalisable ? Pour le savoir, direction le stand du service éco-habitat du Pays Gâtinais.

Le service éco-habitat du Pays gâtinais aide les particuliers à entreprendre une rénovation énergétique.

Qui y a-t-il de plus énervant que la sensation de jeter l’argent par les fenêtres ? Dans le cas d’une maison mal isolée, c’est même pire. L’argent s’évanouit à mesure que la chaleur s’échappe des murs, du plancher ou encore du toit de la maison.

Dans le Montargois, plus de 25.000 maisons individuelles, construites avant 1975, sont particulièrement énergivores. Des solutions existent pour remédier à ces déperditions, alors que débute la période de chauffe avec l’automne qui approche. Au milieu de la cinquantaine d’exposants du salon de l’habitat, ce week-end à la salle des fêtes, le service éco-habitat du Pays gâtinais est là pour conseiller et inciter les propriétaires à franchir le pas, du simple remplacement de fenêtres à la rénovation globale de l’habitation.

Le service fait le lien entre le particulier et ses groupements d’artisans, formés sur la plateforme nationale DoRéMi (Dispositif Opérationnel de Rénovation Energétique des Maisons Individuelles). Alors que la rénovation énergétique doit devenir une obligation à partir de 2030, de plus en plus de propriétaires se penchent sur cette solution. « Nous avons eu 469 contacts avec des particuliers depuis le début de l’année et nous visons la barre des 700 pour 2017 », explique Khaoula Kaoukaoui, la coordinatrice du service.

Subventions, prêt à taux zéro, crédits d’impôtL’économie de chauffage réalisée, si elle est substantielle, implique en revanche un lourd investissement pour une rénovation totale. Difficile d’imaginer repenser murs, planchers, toit, chauffage et huisseries pour moins de 60.000 €. Selon les choix de matériaux et de techniques, la note peut dépasser 100.000 € !

En revanche, ce type de chantier est largement aidé, entre les éco-prêts à taux zéro, les créditis d’impôt et les diverses subventions (5.000 € peuvent venir de l’Agglo, 8.000 de la Région, etc). Le jeu en vaudra la chandelle, puisque la maison devient une bulle imperméable au gaspillage (on passe d’un D à un B en terme de diagnostic de performance énergétique) et les factures s’allègent.

Source : La République du Centre