Un nouvel épisode de canicule s’installe en France. Dix-huit départements ont été placés en vigilance orange et les températures ont dépassé les 38 degrés ces derniers jours. Vous pensiez acquérir un ventilateur ? Attention à l’utilisation que vous en ferez, dans ce cas. D’après une étude de The Sleep Advisor, laisser tourner un ventilateur la nuit est hautement préjudiciable, notamment pour toutes les personnes souffrant d’allergies ou d’asthme. Aussi, peut-être devriez-vous opter pour l’installation d’une climatisation. Le prix d’un climatiseur débute à 150 euros pour les plus petits appareils mobiles (destinés à rafraîchir de petites pièces) et peut grimper jusqu’à 4.500 euros pour les modèles haut de gamme. Tout dépend de l’installation, de la puissance et de la performance énergétique de l’équipement choisi. Mais pour sélectionner le modèle qui vous conviendra, il faut également tenir compte de quelques règles.

Climatisation mobile, fixe, monobloc ou split ?

Première question : de quelle puissance avez-vous besoin ? Si vous souhaitez simplement rafraîchir de petites pièces, un climatiseur mobile fera l’affaire. D’une puissance moyenne de 2 à 3 kW, cet appareil a l’avantage de pouvoir être déplacé sans souci d’une pièce à une autre. L’entrée de gamme se situe autour de 250 euros. Il reste toutefois peu performant et souvent bruyant. Autre solution : le climatiseur monobloc fixe. Plus silencieux et plus performant que son homologue mobile, il vous permettra de rafraîchir des pièces de 20 à 30 mètres carrés. Aucune installation n’est nécessaire, mais vous aurez tout de même besoin d’une fenêtre ou d’une ouverture sur l’extérieur, à proximité de votre appareil. Ce pour qu’il expulse les calories à l’extérieur de votre logement. Son prix varie en fonction de la puissance, entre 300 et 1.000 euros pour l’essentiel du marché.

Si vous désirez en revanche climatiser plusieurs pièces, peut-être devrez-vous investir dans un équipement un peu plus puissant. Les climatisations mono et multisplit fixes sont performantes et peu bruyantes. Leur installation pourra toutefois s’avérer compliquée et vous devrez certainement faire appel à un frigoriste car elle nécessite la pose d’une unité extérieure. Le monosplit comprend en effet une unité intérieure et une unité extérieure, placée en-dehors du logement, pour expulser les calories. Le modèle multisplit est composé d’une unité extérieure et de plusieurs unités intérieures, qui peuvent être disposées dans différentes pièces. Ce qui vous permettra même, selon les options, de régler la température indépendamment dans chaque pièce. Les climatiseurs monosplit vous coûteront entre 1.200 et 3.500 euros. Pour un multisplit, comptez entre 800 et 1.500 euros pour votre unité extérieure, et ajoutez entre 250 et 850 euros par unité intérieure.

Les règles à respecter en copropriété

Quel que soit le modèle pour lequel vous optez, installer une clim’ chez soi n’est toutefois pas sans contraintes. Si vous avez opté pour un modèle monobloc (fixe ou mobile), il vous faudra prévoir une ouverture sur l’extérieur, pour permettre à votre climatiseur d’évacuer l’air chaud. Deux solutions s’offrent alors à vous. Vous pouvez percer la façade pour faire ressortir l’évaporateur (qui se présente le plus souvent sous la forme d’un tube d’évacuation). Dans ce cas, le percement de la façade constitue une modification de l’aspect de l’immeuble. Vous devez donc obtenir l’accord de la copropriété, réunie en assemblée générale, à la majorité absolue des voix. Deuxième option : vous décidez de faire ressortir la gaine par une fenêtre. Cette solution est moins efficace, car elle peut entraîner une rentrée parasite d’air chaud. Mais pour éviter ce phénomène, il vous est possible de remplacer un carreau par une plaque percée dans laquelle vous ferez passer la gaine d’évacuation. Cette solution ne nécessite pas d’autorisation spécifique de la copropriété. Vous devrez toutefois recueillir celle de votre bailleur, si vous êtes locataire.

Si vous avez opté pour un modèle “split”, mono ou multi, les contraintes sont différentes. La première est juridique. Même si vous êtes propriétaire de votre logement, et que vous pouvez donc jouir des vos parties privatives comme vous l’entendez, l’installation de l’unité extérieure se fait le plus souvent en façade. Ce qui constitue, là encore, des travaux sur parties communes, soumis à autorisation de la copropriété. Nul besoin d’un permis de construire en revanche, une simple déclaration de travaux en mairie suffit.
Autre contrainte : la gêne occasionnée pour les autres copropriétaires. On l’a décrit plus haut, certains modèles de climatiseur peuvent être bruyants. Lorsque vous inscrirez votre demande à l’ordre du jour, préparez donc quelques éléments à mettre en exergue. Il faut rassurer les copropriétaires, leur présenter le détail des travaux à réaliser, la surface (ou le volume) des parties communes qui sera utilisée, ainsi que les éventuels percements à considérer. Pour la gêne sonore également, rassurez votre voisinage. Si le moteur est bruyant, proposez des solutions comme l’installation d’un caisson ou de toute autre isolation phonique. Il est à noter que si vous êtes locataire de votre logement, vous devrez demander à votre propriétaire bailleur l’autorisation d’engager les travaux. Ce sera ensuite à lui de porter votre demande devant le syndicat;

Source : Capital