On finirait presque par s’y habituer. Et pourtant : rien qu’entre 2016 et 2017, selon l’Association des responsables de copropriété (ARC), les charges courantes des immeubles ont augmenté de 2%, soit le double de l’inflation de l’époque. Ce qui a porté à 40%, sur les dix dernières années, leur progression totale. «Ces dépenses, qui s’ajoutent aux mensualités d’un crédit, peuvent mettre en difficulté les ménages», rappelle Mickaël Nogal, député de Haute-Garonne chargé par le gouvernement d’une mission sur le logement privé. Ce n’est pas tout. Toujours selon l’ARC, les travaux, qu’ils soient d’entretien ou exceptionnels, représenteraient en moyenne un surcoût de 35% sur les frais courants déjà réglés. Le risque, face à cette inflation, est de voir se multiplier les impayés et le bâti se dégrader. Découvrez comment limiter la casse, via des solutions à mettre en œuvre, le plus souvent, en collaboration avec le conseil syndical.

Prenez des mesures pour réduire les dépenses courantes

Pour le chauffage, qui coûte de 25 à 50% de plus dans les immeubles des années 1970, le plus efficace sera d’entretenir régulièrement le système, afin de ne pas avoir à surchauffer (7% d’économie pour chaque degré en moins, selon l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Dans les immeubles les plus anciens, c’est la recherche des fréquentes fuites d’eau qui paiera (5% de gain). Reste l’épineuse question du gardien, qui pèse 15% des charges courantes. Si la plupart des professionnels estiment qu’il faut une centaine de lots environ pour que ce poste soit plus rentable qu’une délégation à des prestataires, mieux vaut y réfléchir à deux fois avant de s’en passer. Un licenciement amiable est coûteux, et, si ce concierge assure le nettoyage des parties communes comme la distribution du courrier, il devra être voté à l’unanimité des copropriétaires.Les mesures d’économies à prendre dans un immeuble

(1) Entre 2016 et 2017, dernières données disponibles. (2) Pour reconstituer ce total, il convient d’ajouter les charges d’électricité (0,89 euro/m2), de parking (0,64 euro/m2) et d’impôts (0,11 euro/m2), identiques quel que soit le type d’immeuble. NC : non communiqué. – Source : Observatoire des charges de copropriété de l’ARC.

Renégociez régulièrement les contrats