Charges de copropriété: en 10 ans, les impayés ont explosé

le 21 février 2019

Entre 2007 et 2017, les contentieux liés aux charges impayées ont bondi de 29%. Plusieurs facteurs entrent en jeu.

Charges de copropriété: en 10 ans, les impayés ont explosé

En matière de charges de copropriété impayées, les contentieux ont augmenté de 29% en dix ans (image d’illustration). Getty Images/Cultura Exclusive

Entre 2007 et 2017, les conflits devant les tribunaux pour cause de charges de copropriété impayées ont augmenté de 29 %. Ceux-ci sont ainsi passés de 22 300 à 28 700, selon une étude du ministère de la Justice publiée ce lundi par Le Parisien.

Une hausse à plusieurs facteurs

Tous les départements de France ne sont pas logés à la même enseigne. Sans surprise, Paris et sa situation immobilière tendue rassemble 11,2 % des cas qui ont été enregistrés, suivi par les Alpes-Maritimes (10 %), la Seine-Saint-Denis (8,7 %) et les Hauts-de-Seine (5,1 %). Dans plus de 80 % des cas, les conflits portent sur des sommes inférieures à 10 000 euros.

Comment expliquer cette hausse des impayés ? Nos confrères du Parisien en tirent deux explications. D’une part, la flambée des charges courantes en elles-mêmes. Alors que l’inflation était de 10 % sur la période étudiée, les charges de copropriété bondissaient dans le même temps de 40 %.

Des conséquences à long terme

Autre explication : la flambée des prix de l’immobilier. Une augmentation qui pousse les acheteurs au maximum de leur capacité d’endettement. Conséquence : en cas de dépense imprévue, les propriétaires rechignent et font traîner la dépense. Ceci explique pourquoi des départements « riches », comme les Alpes-Maritimes ou les Hauts-de-Seine, concentrent beaucoup de contentieux en justice, écrit Le Parisien.

Les retards et le non-paiement des charges ont une incidence directe sur l’immeuble des copropriétaires. « Non seulement, le syndic de copropriété, qui administre l’immeuble, peut ensuite avoir des difficultés à payer les dépenses courantes (électricité, gaz ou encore concierge), mais les travaux prévus s’en trouvent retardés, ce qui se solde par une dégradation de la construction… qui nécessite ensuite de plus lourds travaux ». Un cercle vicieux.

Source : L’Express

 

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