Charges de copropriété impayées : les conflits en hausse

le 22 février 2019

Selon les informations du Parisien, les procédures en justice concernant les impayés en matière de charges de copropriété sont passés de 22.300 à près de 28.700 entre 2007 et 2017. Soit une explosion de 29%.

Charges de copropriété impayées : les conflits en hausse

Entre 2007 et 2017, les litiges pour les charges de propriété impayés ont ainsi augmenté de 29%.

Une hausse de 29% des litiges pour les charges de propriété impayés

D’après une étude du ministère de la Justice publiée par Le Parisien, les conflits de voisinage sont de plus en plus fréquents. Et souvent ils ont pour origine les charges de propriété, comme le prouvent les chiffres : en dix ans, entre 2007 et 2017, les litiges pour les charges de propriété impayés ont ainsi augmenté de 29%. Et ils concernent dans huit cas sur dix des sommes inférieures à 10 000 euros.

Une copropriété est confrontée aux charges impayées, qui se règlent le plus souvent face aux tribunaux. Et, ceci a un coût. Pour de nombreux syndics de copropriété, les recouvrements à l’amiable à la suite d’une lettre de relance ne sont plus la norme. Problème, cela oblige les copropriétés à repousser les travaux, dans la plupart des cas.

La région parisienne particulièrement touchée

L’étude montre aussi les départements les plus concernés par les conflits de copropriété. A la première place, Paris (11,2% des cas), suivie par les Alpes-Maritimes (10%), la Seine-Saint-Denis (8,7%) et les Hauts-de-Seine (5,1%). Une inflation des impayés qui aurait été provoquée par les hausses des charges courantes et le prix de l’immobilier. Assez logique donc que la région parisienne soit la plus touchée.

En 2018, une autre étude menée par l’association des responsables de copropriété (ARC) révélait que depuis 2007, les charges augmentent trois fois plus vite que l’inflation. Elles ont ainsi progressé de 37,4% entre 2007 et 2017, contre une hausse de 13,3% pour l’indice des prix à la consommation. L’ARC pointait du doigt l’envolée des primes d’assurance (+93,9% sur la période), des frais de gestion des syndics (+52,6%) ou encore des frais de chauffage (+39,9%).

Source : Economie Matin

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