Chauffage collectif : à quelle date le remettre en service ?

le 9 octobre 2017

FROID – Chaque année, c’est la même problématique : les températures baissent en automne alors que le chauffage collectif n’est pas encore déclenché. Las d’attendre, emmitouflé sous votre couverture, vous vous demandez quand les radiateurs seront enfin mis en route ? Voici quelques éléments de réponse.

Chauffage collectif : à quelle date le remettre en service ?

@ PHILIPPE HUGUEN / AFP

Première chose à savoir afin d’éviter les querelles de voisinage : il n’existe aucune date légale qui oblige votre propriétaire ou votre bâilleur à rallumer le chauffage collectif de votre logement. Dans les ensembles immobiliers, c’est le syndic qui prend cette décision le plus souvent pour une période allant du 15 octobre au 15 avril.

Dans le cas d’un réseau de chauffage collectif lié au réseau de chauffage urbain, ces dates sont (a priori), toujours respectées. Toutefois, elles peuvent varier notamment en fonction de la région ou du climat. Ainsi, elles ne seront pas forcément les mêmes à Nice ou à Paris.

Peut-on modifier les dates établies ?

Pour qu’un copropriétaire ou un locataire puisse demander à enclencher ou arrêter la chaudière collective plus tôt ou plus tard que prévu, deux conditions doivent être remplies : le contrat passé avec le chauffagiste doit intégrer cette possibilité, et la demande doit être motivée et partagée par suffisamment d’habitants.

Une fois ces conditions remplies, vous devez vous adresser au conseil syndical de l’immeuble (il fait le lien entre le syndicat de copropriété et la copropriété). Lorsque la requête est acceptée, elle est transmise au syndic, qui va solliciter les services du chauffagiste. En règle générale, on considère qu’il faut que la température intérieure soit significativement inférieure à 19 degrés (pourquoi ? On vous l’explique plus bas) afin que la demande de remise en marche ou de maintien du chauffage collectif soit jugée acceptable.

En revanche, si le conseil syndical rejette la requête, les habitants de l’immeuble n’ont aucun moyen de recours pour obtenir gain de cause. Seule solution pour les plus frileux, s’équiper d’un chauffage d’appoint.

Source : LCI