Comment choisir un bon syndic ?

le 20 janvier 2019

Professionnel ou non, le syndic est présent dans toutes les copropriétés. C’est lui qui administre l’immeuble et représente la copropriété. Il est son mandataire. Un rôle de services à ne pas négliger.

Comment choisir un bon syndic ?

qimono / Pixabay

Toutes les copropriétés doivent être dotées d’un syndic agissant en tant que mandataire. Il peut intervenir en tant que bénévole ou être professionnel. Gilles Frémont, président de l’association nationale des gestionnaires de copropriété (ANGC) précise «le syndic a pour fonction la gestion, l’entretien des parties communes (la façade, la toiture, la cage d’escalier…). Il doit entretenir l’immeuble en termes de travaux, de dépannages. C’est lui qui missionne des entreprises pour réaliser les travaux. C’est lui qui paye les factures avant de les répercuter sur le syndicat de copropriétaires dont il tient la comptabilité.

À ce titre, il fait état des charges de copropriétés. Il reçoit chaque année les copropriétaires pour voter les travaux relatifs à la vie de l’immeuble. Il a un rôle de médiateur dans les conflits entre copropriétaires mais aussi de police puisque c’est lui qui fait appliquer le règlement de la copropriété. Il joue son rôle également pour l’entretien et la revalorisation du patrimoine. C’est un mandataire partenaire.»

Comment nommer le syndic?

Le syndic doit se faire élire en assemblée de copropriété à la majorité absolue, c’est-à-dire à la majorité des voix de tous les copropriétaires du syndicat. C’est à cette même majorité qu’est approuvé le contrat de mandat du syndic. La durée de son mandat est fixée par l’assemblée lors de son élection, mais ne peut excéder 3 ans. En présence d’un professionnel, l’assemblée se prononce en vue du contrat proposé. Les fonctions prennent fin soit par le non-renouvellement de son mandat, sa démission voire sa révocation devant les tribunaux.

Les qualités d’un bon syndic

Quelles sont les qualités essentielles pour trouver un bon syndic? Gilles Frémont de l’ANGC est catégorique: «Quand on demande aux copropriétaires ce qu’ils attendent d’un bon syndic, les deux mots qui reviennent systématiquement sont: disponible et réactif. Il faut répondre au téléphone et aux mails dans les 24 à 48 heures. Un syndic qui est injoignable, c’est insupportable. Un gestionnaire de copropriété doit avoir un portefeuille d’immeubles raisonnable à gérer. C’est souvent le bouche-à-oreille qui fait la différence. On vérifie, on recommande tel ou tel syndic. Certains vont préférer des groupes plus structurés pour gérer de grands ensembles. Une chose est sûre, il ne doit pas être trop loin de l’immeuble. Le métier de syndic reste tout de même un service de proximité. Et il ne faut pas choisir le moins cher. Si l’on veut un service de qualité, il faut y mettre le prix.» ajoute Gilles Frémont.

Des start-up spécialisées

«Il faut aussi rencontrer le futur syndic dans ses bureaux, notamment pour voir s’ils sont bien tenus et disposent d’une salle de réunion assez grande pour organiser les assemblées générales, ce qui évitera des frais de location de salle» conseille Edouard-Jean Clouet le président de Meilleurecopro. À l’ère de l’essor du numérique qui change nos habitudes et nos pratiques, il existe des start-up spécialisées dans le domaine comme MeilleureCopro, qui accompagne les copropriétaires et leurs syndics dans leurs formalités et propose des services en ligne afin de réduire les charges. Dans la même lignée, ChouetteCopro est par exemple une application très prisée pour la gestion d’un immeuble. Rappelons que la présence d’un syndic professionnel n’est pas obligatoire. Un des copropriétaires peut proposer sa candidature. Mais s’il est mandaté, il doit obligatoirement ouvrir un compte séparé pour éviter la confusion des patrimoines.

Source : Le Figaro

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