Copropriété : comment bien choisir son syndic ?

le 20 août 2019

Qu’il soit professionnel ou bénévole, un syndic de doit entretenir chaque copropriété. Une gestion qui n’est pas toujours de tout repos. Comment choisir son syndic de copropriété ? Eléments de réponse avec Gilles Frémont, président de l’association nationale des gestionnaires de copropriété.

Copropriété : comment bien choisir son syndic ?

NDE / Pixabay

Un syndic de copropriété, c’est quoi ?

Le syndic de copropriété administre l’ensemble de l’immeuble et assure sa gestion. Il représente ses copropriétaires en travaillant étroitement avec le conseil syndical. Il peut s’agir d’une personne morale ou physique, d’un syndic professionnel ou bénévole.

Toute copropriété est dans l’obligation d’élire un syndic de copropriété. Et le plus souvent, les assemblées générales sont des moments d’accrochage entre le syndic et les copropriétaires. Le prix des services mais aussi la réactivité sont souvent au cœur de débats parfois houleux.

La réactivité

Les copropriétaires attentent de la disponibilité et de la réactivité de la part de leur syndic.

« Pour être réactif, il faut que le syndic réponde rapidement aux emails ou appels des copropriétaires dans les 24h ou dans les 48h maximum ! Un syndic injoignable, c’est insupportable. Et cette critique revient souvent lors des changements de syndic », explique le professionnel.

Mais pour pouvoir l’être réactif justement, « il faut que le syndic ait un portefeuille de copropriétés raisonnable« . C’est-à-dire qu’il ne soit pas surchargé de travail avec trop d’immeuble à gérer…

Le bouche-à-oreille

Un des meilleurs moyens pour faire le bon choix est de faire confiance à son entourage et de se baser sur le bouche-à-oreille. Un client satisfait est toujours une excellente vitrine pour les professionnels.

La réputation d’un syndic de copropriété se fait essentiellement grâce aux avis de ses clients !

Les services avant le prix

« Le conseil que je donne c’est de choisir un syndic pas trop loin, dans le quartier, avec des équipes qui ont un portefeuille d’immeubles à gérer raisonnable, ces critères-là doivent être vérifiés. Et ne pas forcément faire dans le low-cost. Quand on veut un service de qualité, il faut y mettre le prix« , souligne l’expert.

En outre, le syndic bénévole ne peut être rémunéré. Toutefois, s’il engage des frais de gestion pour la copropriété, il peut demander le remboursement.

Depuis 2015, la rémunération du syndic professionnel comprend des honoraires forfaitaires (de gestion courante) et des honoraires spécifiques qui sont encadrés par décret.

Les règles à respecter pour changer de syndic de copropriété

Si vous souhaitez changer de syndic de copropriété, vous devrez respecter un certain formalisme.

Tout d’abord, le syndic est élu pour un mandat qui est généralement de 3 ans maximum. Les copropriétaires qui souhaitent changer de syndic doivent donc, avant le terme du contrat, rechercher un nouveau syndic.

En cas de manquement de la part du syndic de copropriété (qu’il faudra prouver), il est possible de le destituer avant la fin du mandat.

Pour changer de syndic, il faut que la résolution soit à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale, que les copropriétaires fassent un appel d’offres et que la résolution soit votée à la majorité absolue.

Si la majorité absolue n’est pas obtenue :

  • Si un des candidats obtient 1/3 des voix, la majorité simple s’applique au second vote.
  • Si aucun candidat n’obtient ces voix, une nouvelle assemblée générale devra se tenir pour élire le syndic dans les 3 mois.

Source : Le Figaro

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