Trop cher, trop lent et pas à l’écoute… Voici les doléances qui reviennent le plus souvent lorsqu’on évoque la gestion de la copro par son syndic. Face à ce constat, de nouveaux acteurs ont fait leur entrée dans la place, vous promettant des prix cassés : les syndics en ligne. LeBonSyndic, SyndicOne, Hello-Syndic ou encore ClicSyndic… Avec une tarification en moyenne 40% inférieure à celle des cabinets traditionnels, ces nouveaux entrants low cost promettent même de vous faire économiser jusqu’à 70% !

Leur secret pour afficher de tels tarifs ? Dématérialiser le maximum de services afin de tailler dans les honoraires de gestion. Des honoraires qui ont justement flambé ces dernières années, dans les cabinets traditionnels, du fait des nouvelles réglementations. Les lois Alur ou encore Elan ont sérieusement alourdi les obligations légales des syndics de copropriété. Augmentant les tâches à réalser et donc, dans le même temps, les honoraires. “On observe une hausse de ces frais de l’ordre de 10 à 20% en moyenne, d’une année à l’autre, analyse Rachid Laaraj, dirigeant fondateur de Syneval, l’un des principaux courtiers en syndic. Depuis 2013 et l’arrivée des syndics en ligne, on peut estimer une augmentation globale de 40% des honoraires des cabinets traditionnels”.

Un système davantage adapté aux petites structures

Attention toutefois. Ces bas tarifs sont aussi synonymes de services low cost. Pour commencer, sachez que, quelle que soit la situation (sinistre, réunion du conseil syndical, etc.), votre syndic en ligne ne se déplace pas. Aussi, une part non-négligeable des tâches habituellement dévolues au syndic sont déléguées aux copropriétaires. Le système est ainsi davantage adapté aux petites structures. Au-dessus de 20 lots, mieux vaut se tourner vers un cabinet traditionnel. Autre prérequis, avant de vous tourner vers ces plateformes : mieux vaut que les copropriétaires s’entendent bien. Le syndic ayant notamment la charge de recouvrer les impayés, il joue souvent un rôle de médiateur. Et le syndic en ligne n’étant jamais présent, il est préférable que tout roule.

De la même façon, mieux vaut ne pas avoir un trop grand nombre d’équipements collectifs à gérer. “Si vous avez une chaufferie, un ascenseur, ou même une gardienne, le syndic en ligne peut s’avérer risqué, prévient Rachid Laaraj. Une gardienne ne se gère pas à distance. Il y a nécessairement une relation humaine à entretenir”. Enfin, il faut être conscient que sur le plan opérationnel, un syndic en ligne n’aura certainement pas la même réactivité qu’un acteur physique. Le syndic traditionnel possède son réseau d’artisans et de prestataires locaux pour gérer vos sinistres. Il pourra donc rapidement les mobiliser et lui-même se déplacer sur la copro, si besoin. “Si vous avez une copropriété située à Rennes, gérée par un syndic low cost dont le siège est à Marseille, il ne disposera pas d’un réseau de professionnels locaux, prévient le dirigeant de Syneval. Il aura certainement des intervenants nationaux à vous recommander, mais le conseil syndical se retrouvera bien souvent en première ligne”.

Source : Capital