Copropriété. La sensibilisation se construit

le 26 mai 2018

Quimperlé communauté mène, depuis un an, des formations en direction des copropriétaires dans le cadre de sa politique d’amélioration de l’habitat. Sanctions d’un côté, aides de l’autre, les copropriétaires ont tout intérêt à se mettre au parfum.

Copropriété. La sensibilisation se construit

Philippe Rancher, directeur de l’Adil 29, Carole Son, technicienne habitat à Quimperlé Communauté, et Michel Forget, vice-président de la communauté en charge de l’habitat.

« La copropriété est un vrai sujet sur le territoire de Quimperlé communauté », observe Philippe Rancher, directeur de l’Adil 29 (Agence départementale d’information sur le logement). Et quand la communauté s’est engagée dans une action d’amélioration de l’habitat, les élus ont mesuré l’importance de cette thématique. La communauté compte environ 400 copropriétés.

« Un immeuble ne s’entretient pas tout seul »


Il y a un an, la première réunion organisée sur ce thème a réuni une centaine de personnes, curieuses de mieux connaître le fonctionnement d’une copropriété. Un public alerté aussi par la loi Alur (pour l’accès au logement et à un urbanisme rénové) qui fait obligation d’inscription au registre national des copropriétés géré par l’Anah (Agence nationale de l’habitat). Quatre ateliers, suivis par une douzaine de personnes, ont suivi cette première réunion. Ils ont permis d’expliquer les organes et le fonctionnement d’une copropriété : assemblée générale, conseil syndical, gestionnaire syndic… « Il y a un moment où un immeuble ne s’entretient pas tout seul, fait valoir Philippe Rancher. S’il n’y a pas d’organisation au niveau de la propriété, c’est compliqué ». C’est cette organisation qui permet d’assurer l’entretien des bâtiments : ravalement, parties communes, toitures.

Elle peut être gérée par un syndic professionnel ou volontaire. L’absence d’organisation, et donc d’entretien, peut engendrer des dégâts, le délabrement et la perte de valeur d’un bien. La loi Alur a aussi pour but de protéger les locataires. « Je connais un immeuble qui s’effondre, qui fait peur. Mais un copropriétaire moteur et motivé permet à la copropriété de s’en sortir », indique encore Philippe Aucher.

Des aides à la clé


Aujourd’hui, une copropriété non inscrite encourt des sanctions, alors que l’inscription ouvre des droits aux aides délivrées par l’Anah (isolation, ravalement, dispositifs en direction du handicap, etc). C’est tout l’enjeu de l’information faite par Quimperlé communauté en direction des copropriétaires dans le cadre de sa politique d’amélioration de l’habitat. Pour la suite, Michel Forget, vice-président de la communauté en charge de l’habitat, imagine des actions « dont les modalités ne sont pas fixées, mais qui pourraient être plus ciblées, en direction de situations repérées par exemple ».

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