Copropriétés. Trois mois pour se faire connaître

le 23 septembre 2018

Pour la fin de l’année, toutes les copropriétés devront être immatriculées. Pour répondre aux difficultés de structures qui ne disposent parfois pas de syndic, QBO et l’Adil organisent une réunion d’information jeudi 27 septembre car le temps est compté.

Copropriétés. Trois mois pour se faire connaître

Aurélie Sinic, juriste de l’Adil qui animera la réunion (2e à droite) avec Hélène Troussel et Didier Lennon (QBO), Jean-Paul Vermot et Philippe Ranchère (Adil).

Le sujet semble technique pour une audience restreinte, or, il pourrait bien concerner un quart des habitants de l’agglomération. Le conditionnel s’impose car il n’y a pas d’état des lieux précis des copropriétés, ni à Quimper ni en France. « Il y a 1 150 copropriétés connues sur l’agglomération quimpéroise, soit près de 15 000 logements », avance Hélène Troussel, chargée de mission « habitat privé » à l’agglomération. En extrapolant, on peut donc estimer que 20 000 à 25 000 habitants de QBO vivent dans ce type de logement. Le paysage est très varié, car une copropriété commence par deux logements qui ont des parties communes. Combien ? « Le chiffre est un mystère en France », constate Philippe Ranchère, directeur de l’Adil (Agence départementale d’information sur le logement).

Connaître pour aider

 

C’est pour alimenter un observatoire des copropriétés que le gouvernement a créé un registre national auquel tout syndic doit immatriculer la structure qu’il gère. « Cela n’a pas posé de problème pour les grandes copropriétés gérées par des syndics professionnels, constate Jean-Paul Vermot, président de l’Adil. Les problèmes commencent pour les petites structures de moins de 50 lots ». Il arrive très souvent qu’il n’y ait pas de syndic ou qu’il soit inactif, par exemple car il était bénévole. « Souvent ce n’est pas le système qui est mauvais, mais la gouvernance », continue Didier Lennon, vice-président de QBO chargé de l’habitat.

Et qui dit défaut de gouvernance dit aussi situation dégradée des immeubles ou au moins des parties collectives. « Nous avons été alertés par l’étude pré-opérationnelle de l’opération de rénovation urbaine du centre-ville de Quimper, continue l’élu. Nous avons découvert qu’il y avait plusieurs centaines de copropriétés en difficulté ».

« Or, on ne peut pas régler des problèmes que l’on ne connaît pas précisément », ajoute Jean-Paul Vermot. Depuis des années, l’Adil forme des copropriétaires et la CLCV des conseils syndicaux, mais le chantier est immense et le paysage reste mal connu dans sa globalité.

Réunion jeudi 27 septembre

 

Cette immatriculation est donc nécessaire. Elle permettra de recenser l’adresse, la taille, la composition, mais aussi la gouvernance, les finances de la structure. Pour cela, il faudra donc réactiver ou créer des syndics là où ils ne sont pas opérationnels. Le problème est que l’immatriculation doit être faite pour le 31 décembre 2018. Il reste donc trois mois pour accomplir les formalités. Le risque est ensuite d’avoir des difficultés et des retards, lors d’une vente de bien ou une demande de subvention publique pour une rénovation. Pour répondre aux interrogations, QBO s’est associé à l’Adil pour une réunion d’information qui aura lieu le jeudi 27 septembre à 17 h à l’Espace Grands Projets (bâtiment du Théâtre de Cornouaille) à Quimper.

Source : Le Telegramme

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