Crédit immobilier : l’été annonce des taux records

le 5 juillet 2018

Les taux de crédits immobiliers se maintiennent à un niveau très bas depuis plusieurs mois. Pour les banques, c’est une façon de compenser la hausse des prix de l’immobilier dans les grandes villes.

Crédit immobilier : l'été annonce des taux records

(Pixabay)

Les records historiques de la rentrée 2016 ne sont plus très loin. Les taux des crédits immobiliers ont encore baissé au cours des mois de mai et juin derniers. D’après le courtier Capfi, ils atteignent en moyenne 0,75% sur 10 ans en ce début du mois de juillet. Comptez 0,95% pour un prêt sur 15 ans. Ils montent à 1,25% sur 20 ans et jusqu’à 1,30% sur 25 ans.

Un taux réel négatif sur 15 ans

Ces taux très bas favorisent les épargnants désireux d’investir dans la pierre. « La baisse des OAT 10 ans (Obligations Assimilables du Trésor), tombés à 0,71 % en juin 2018, profitent au crédit immobilier », explique Laurent Desmas, président du directoire du courtier, ce mercredi 1er juillet dans les colonnes de Se Loger.

Les meilleurs dossiers peuvent tirer leur épingle du jeu. « De façon occasionnelle, il est possible d’obtenir des records sur les meilleurs profils », assure Philippe Taboret. Au mois de juin, certains emprunteurs ont réussi à obtenir un taux inférieur à 1% sur 15 ans. En d’autres termes, ils ont emprunté à un taux réel négatif (inférieur au taux l’inflation).

Préserver le pouvoir d’achat

Les clients peuvent emprunter 210 000 euros sur 20 ans, avec une mensualité de 1 000 euros. Dans ce scénario, ils réaliseront une économie de 4 256 euros sur la valeur de leur crédit par rapport au mois précédent. La baisse des taux de crédit permet de soutenir le marché, tandis que les prix de l’immobilier s’envolent dans les grandes villes.

« Sur les villes les plus recherchées, Bordeaux ou Lyon, les emprunteurs peuvent acheter respectivement 12,95 m² et 7,42 m² en moins en juin 2018 par rapport à juin 2017, c’est une pièce, voire une chambre, en moins ! », relève Philippe Taboret. Avec cette politique de taux bas, les banques espèrent notamment préserver le pouvoir d’achat des primo-accédants.

Source : Boursorama

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