Après que les deux tours auront été entièrement grignotées, les gravats seront réduits sur place en petits morceaux et déferraillés. Ils passeront ensuite dans un concasseur avant d’être réutilisés, par exemple pour servir de remblai routier. Où le concassage sera-t-il réalisé ? « Nous sommes en discussion avec plusieurs plateformes », explique le conducteur de travaux. « En général, cela se passe dans un rayon de dix à quinze kilomètres autour du chantier ». Il complète : « Entre 90 et 95 % des tonnages sont revalorisés ».

Pilotée par le bâilleur social Habitat 25, la destruction des deux dernières tours du 3 rue Gauguin relève du programme de rénovation urbaine du Pays de Montbéliard. D’un montant de près de 630 000 euros, cette opération a été financée par Habitat 25 à hauteur de 420 000 euros et par des subventions de l’ANRU et de PMA (un peu plus de 100 000 euros chacun).

Il a fallu deux ans pour reloger les locataires des deux tours (82 appartements avec un taux d’occupation inférieur à 50 %). « Trente-six familles, qui ont bénéficié d’un accompagnement social individualisé, ont ainsi été relogées, à proximité pour la moitié d’entre elles », détaille Habitat 25, qui a travaillé sur ce dossier avec l’association Soliha. « 80 % de l’ensemble des familles ont souhaité rester sur la ville de Montbéliard. »

(1) Le site comptait initialement trois immeubles. Le premier a été démoli en 2015.

Alexandre BOLLENGIER