Deux architectes en lice pour la tour Montparnasse

le 7 juillet 2017
Deux architectes en lice pour la tour Montparnasse

monumental. – Photo Joël Saget/AFP

Le finaliste du concours international, chargé de réinventer l’édifice en grande partie désamianté, sera désigné après l’été.

Après l’été, le cabinet d’architectes chargé de réinventer la tour Montparnasse, ce monument emblématique de Paris qui fêtera cette année ses 44 ans, sera connu. A l’issue d’un concours international d’architecture lancé en juin 2016, deux équipes restent en lice : une française, nouvelle AOM (Agence pour l’opération Maine-Montparnasse), issue du regroupement de trois agences parisiennes, et une américaine, Studio Gang. Le jury avait retenu sept agences pour le second tour qui s’était déroulé entre octobre 2016 et fin mai 2017.

Le projet n’est pas banal – rénover un bâtiment incontournable de la capitale mais pointé du doigt pour sa vétusté – et il est aussi ambitieux techniquement. Il s’agit de  « redonner une identité forte, innovante, dynamique et ambitieuse (…) tout en y intégrant de manière exemplaire les enjeux d’usage, de confort et de performance énergétique », déclare la copropriété dans un communiqué. Le coût initial est estimé à 300 millions d’euros, financés à 100 % par les copropriétaires de la tour. Il devrait être bien plus important au final, entre 500 à 800 millions, si on prend en compte la rénovation globale. L’Ensemble immobilier tour Maine-Montparnasse (EITMM), en plein coeur du 14e arrondissement, en face de la gare du même nom, comprend, outre la tour, le centre commercial, la tour CIT et un immeuble de bureaux.

Copropriété tertiaire

Les deux candidats doivent désormais finaliser leur projet, la désignation définitive étant programmée pour la deuxième quinzaine de septembre. Le chantier pourrait démarrer en 2019 pour une inauguration de la nouvelle tour en 2023. « Leurs propositions (des architectes) permettent d’adapter la tour Montparnasse aux défis du xxie siècle et d’en faire un nouveau symbole de la modernité architecturale de Paris », s’est enthousiasmé Jean-Louis Missika, adjoint à la mairie de Paris en charge de l’urbanisme. Il a fallu patienter pour en arriver là. L’EITMM est l’une des plus importantes copropriétés tertiaires privées d’Europe, organisée en cinq syndicats, et totalisant 300 copropriétaires et 450 sociétés occupantes.

En finir avec une mauvaise image

Il s’agira surtout de sortir la tour de sa mauvaise image. Ce grand bloc noir, visité pourtant par 1,2 million de touristes en 2015, a été plombé pendant des années par des problèmes d’amiante. Aujourd’hui, la quasi-totalité des parties communes et privatives a été désamiantée. Sa rénovation a aussi été freinée par des processus de décision difficiles liés au poids de la copropriété. Comme le permet la loi Alur, le préfet de Paris a notifié son autorisation pour scinder la copropriété en volumes autonomes (parkings, commerces…). Le processus est en cours. Au-delà, le site a des atouts, comme le panorama exceptionnel. Le toit a d’ailleurs accueilli une patinoire éphémère cet hiver, avec vue imprenable sur la tour Eiffel…

Source : Les Echos

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