Elle se retrouve bloquée chez elle au sixième étage à cause d’une panne d’ascenseur.

le 8 août 2019

Yolande Mosseri, handicapée et gravement malade, se retrouve bloquée chez elle au sixième étage, à cause d’une panne d’ascenseur qui ne sera pas réparé avant trois mois. Ni le syndic ni son assurance ne lui ont proposé à ce jour de solution de relogement.

Elle se retrouve bloquée chez elle au sixième étage à cause d'une panne d'ascenseur.

Tama66 / Pixabay

Elle marche difficilement à l’aide d’une canne. Yolande Mosseri, 71 ans, est handicapée à 80% et depuis deux semaines, elle n’a d’autre choix que de rester chez elle, « enfermée » comme elle dit, incapable d’en sortir en raison d’une panne d’ascenseur. Elle habite le sixième étage d’une jolie résidence du quartier des Près d’Arènes mais dont en effet les ascenseurs, vétustes, tombent en panne régulièrement. Et cette fois, le sien va rester hors service pour trois mois minimum, car la pièce de rechange n’existe plus. Il faut commander sa fabrication à une usine allemande, fermée en août, et qui ne livrera que dans un délais de huit semaines.

Des traitements nécessaires

Un cauchemar pour cette retraitée, soignée notamment pour deux cancers récemment diagnostiqués. Elle a dû annuler tous ses rendez-vous médicaux des dernières semaines. Elle ne reçoit plus les traitements nécessaires. Et même les livreurs refusent de monter au-delà du 4e étage sans ascenseur.

« Rester, je peux pas. J’ai des pathologies lourdes, des enfants qui sont loin. Le seul remède c’est d’être logée. On ne peut pas trouver une solution à une femme de 71 ans ? J’ai un cancer ! Je ne veux pas mourir au fond de cet appartement toute seule. »

Pas de proposition de relogement

Sauf que rien ne bouge et tout le monde se renvoit la balle : le syndic et les assurances. Personne ne lui offre de solution de relogement. Cytia Immobilier, en charge de cette résidence, explique qu’un syndic n’assure pas les personnes mais les parties communes. L’assurance serait intervenue en cas d’incendie ou d’inondations mais pas dans le cas précis de Yolande.

« Le syndicat des copropritaires, ce n’est pas qu’il ne veut pas aider c’est qu’il n’en a pas le pouvoir, assure Julien Monnerot, cogérant de cette agence. Le contrat assure le mobilier est n’intervient pas pour le relogement des personnes ou si c’est un commerce, une perte d’exploitation. On est pieds et poings liés. »

Dernière option : faire jouer l’assurance du bailleur. Si elle n’est pas entendue, Yolande menace de camper dans le hall de la résidence.

Source : France Bleu

Ils parlent de nous :