En 2016 dans l’Indre, deux millions d’euros de crédits pour l’habitat n’ont pas été utilisés

le 15 juillet 2017
A Prissac, Bernard fait financer une partie de ses travaux de rénovation par l'Anah

© Radio France – Sarah Tuchscherer

L’Agence nationale de l’habitat (l’Anah) propose des aides pour la rénovation des logements. Mais les dispositifs, complexes et peu connus du grand public, sont peu sollicités.

Des crédits pour l’habitat qui ne profitent à personne ! L’an passé, le département de l’Indre a rendu deux millions d’euros de crédits à l’Anah, Agence nationale de l’habitat. Ces fonds n’ont tout simplement pas été sollicités par les propriétaires. D’après la préfecture, 70 à 80% de la population indrienne serait pourtant concernée par les trois dispositifs existants : le premier vise à améliorer l’isolation thermique des logements, le second est destiné à combattre l’habitat insalubre, le troisième doit permettre d’adapter les logements au vieillissement de leurs habitants (en aménageant une salle de bains par exemple).

Un inventaire des besoins

La commune de Prissac, dans le sud de l’Indre, fait figure d’exception. Ces trois dernières années, 11 logements y ont bénéficié de crédits de l’Anah. L’activisme du maire, Gilles Touzet, y est pour beaucoup. Parmi ses administrés, il a fait l’inventaire de ceux qui pourraient prétendre à des aides : « Je recherche des maisons, pas forcément insalubres, mais qui ont besoin d’améliorations du point de vue sanitaire, de l’accessibilité ou du chauffage. Quand on fait la synthèse de tout ça, on se dit que la société pourrait peut-être faire quelque chose pour améliorer le bien-être de ces personnes« .

Plus d’isolation, moins de dépenses de chauffage

Bernard, habitant de la commune, a été convaincu. Il a engagé des travaux pour sa maison du 19e siècle, située un peu à l’écart du bourg. « J’avais un jour énorme sous la porte d’entrée et pas de double-vitrage. Je vieillis, je me rends compte que j’ai besoin de plus de confort » explique-t-il. Les travaux devraient être terminés fin septembre, à temps pour l’arrivée du froid. Bernard a déjà fait le calcul : « Plus je serai isolé, moins je mettrai d’argent pour le chauffage« . Le chantier, d’un coût total de 55.000 euros, sera en grande partie pris en charge par l’Anah. Bernard, lui, paiera 21.000 euros.

Source : France Bleu

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