Habitat. Cinq ans pour rénover le centre-ville

le 25 août 2018

Dans un conseil communautaire marqué mardi soir par l’absence de Loïc Cauret pour des raisons de santé, les élus ont eu les résultats d’une étude sur le renouvellement et la rénovation urbaine du centre-ville de Lamballe. Un objectif sur cinq ans qui vise la revalorisation du centre-ville.

Habitat. Cinq ans pour rénover le centre-ville

Les élus ont voté ce mardi soir 21 août, l’Opah du centre-ville de Lamballe présentée par le cabinet Citémétrie.

Des logements vides, d’autres nécessitant des travaux de façade ou autres, le centre-ville de Lamballe a fait l’objet ces derniers mois d’une étude pré-opérationnelle d’OPAH (Opération programmée d’amélioration de l’habitat) et de renouvellement urbain effectuée par le cabinet Citémétrie. Celle-ci a confirmé la nécessité d’une telle opération au regard des éléments chiffrés qu’elle fait ressortir. Et pour cause, sur 2 184 résidences principales répertoriées dans le centre-ville de Lamballe, l’étude a fait état de 249 logements nécessitant des travaux, dont beaucoup sont inoccupés. Quand ces logements dégradés sont occupés, ils le sont à 75 % par leurs propriétaires. « Notre objectif est de remettre sur le marché un certain nombre de logements inoccupés », a expliqué Daniel Baron, vice-président de Lamballe Terre et Mer.

Un dispositif d’aides multiples

 

Enfin, un dernier chiffre plutôt encourageant, 42 % des propriétaires occupants sont éligibles aux aides de l’Anah. Ces aides s’ajoutent à celles que l’on peut avoir avec le Département, les caisses de retraite, le programme Habiter mieux, sans oublier ceux des collectivités comme Lamballe Terre et Mer et la ville.

Pour l’OPAH, Citémétrie propose cinq axes : améliorer et requalifier le parc de logements du centre-ville ; faciliter la réhabilitation des immeubles en copropriété ; diversifier et restructurer l’offre de logements ; valoriser le bâti et le patrimoine ; mettre en œuvre des actions foncières et immobilières.

Identifier l’habitat indigne

Présente ce mardi soir, la représentante du cabinet d’étude a sur le premier axe rappelé les actions qui doivent permettre d’améliorer le parc de logement. Lutter contre l’habitat indigne, favoriser les travaux d’amélioration énergétique et le maintien à domicile des personnes âgées. Sur l’habitat indigne, cela passe par « des aides financières » pour accompagner les travaux mais aussi par une mobilisation des relais locaux pour identifier ces fameux logements. Un exemple donné par la représentante de Citémétrie : Pour 45 000 € de travaux, le propriétaire peut toucher 81 % de subventions (Anah, prime Habiter mieux, collectivités). Elle a aussi évoqué dans un troisième axe l’importance de diversifier l’offre de logements. « Il y a trop de petits logements et pas assez de logements et moyenne et grande taille », indique-t-elle à ce sujet. Dans un quatrième axe, elle invite les acteurs locaux à « engager une opération façades et à encourager la réalisation de travaux d’intérêt architecturaux ».

Un dispositif à plus de 2,50 M€ d’aide

De son côté, Daniel Baron a donné des objectifs chiffrés de logements à traiter d’ici 2023 : 86 logements de propriétaires occupants, 25 logements dans le cadre d’aides aux syndicats de copropriétés et 92 logements qui bénéficieront de l’aide Habiter mieux. Côté finances, le dispositif aura 1,36 M€ de l’Anah, 157 900 € de l’État au titre du programme Habiter mieux, 929 540 € par Lamballe Terre et Mer et enfin, 120 000 € par la ville pour notamment le ravalement des façades. Des chiffres qui devraient inciter les propriétaires à engager ces fameux travaux.

Source : Le Télégramme

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