Honoraires de syndic : quels sont les vrais tarifs ?

le 21 février 2018

SYNEVAL publie la seconde édition de son étude globale sur les honoraires de syndic pour laquelle 113 cabinets de syndics ont été sollicités…

Honoraires de syndic : quels sont les vrais tarifs ?

Crédit photo © Rez-de-chaussee.com

(Boursier.com) — Le forfait de base, facturé par les syndics quelle que soit la taille des copropriétés, ressort ainsi en hausse : A Paris, dorénavant le syndic facture au minimum 4.085 euros TTC pour gérer une copropriété, contre 3.707 euros en 2017, soit une hausse 10,2%. En Ile-de-France, il faut désormais compter 3.406 euros contre 3.166, soit une hausse de 7,6%.

L’écart le plus frappant est constaté à Lyon où le forfait minimal est passé à 2.503 euros, contre 2.075 euros en 2017, entraînant une hausse de 20,6%.  Ce forfait ne dépend pas de la taille de la copropriété.  Les copropriétés de moins de 10 lots sont les plus impactées par cette nouvelle tarification… C’est ce qu’il ressort de la seconde édition de l’étude globale sur les honoraires de syndic publiée par SYNEVAL pour laquelle 113 cabinets de syndics ont été sollicités.

Petites résidences

Ce phénomène de hausse est principalement constaté dans les petites résidences comprenant moins de 10 lots. Ainsi pour 2018, les honoraires de syndic par lot principal atteignent 419 euros à Paris (contre 374 euros en 2017). En Ile-de-France – hors Paris – il faut compter 350 euros (contre 315 euros en 2017) tandis qu’à Lyon, le montant atteint 304 euros (contre 276 euros en 2017).

A l’inverse au sein des copropriétés de taille intermédiaire les honoraires de syndic se stabilisent…

Entre 2017 et 2018, les honoraires de syndic facturés pour les résidences de plus de 50 lots se stabilisent. Ainsi, comparés à 2017, pour les copropriétés comprenant entre 51 et 100 lots, les honoraires de syndic augmentent de 2,0 % à Paris (passant de 217 à 221 euros), de 1,1%, en Ile-de-France – hors Paris – (passant de 211 à 213 euros) et de 1,5% à Lyon (passant de 195 euros à 198 euros)

Effets pervers

« Cette étude permet de souligner un des effets pervers de la Loi ALUR : la multiplication des dispositions obligatoires (immatriculation des copropriétés, fonds travaux, extranet…) et ce, quelle que soit la taille de la copropriété, a provoqué une hausse très importante des honoraires de gestion sur les petites copropriétés. Ces dernières doivent dorénavant débourser plus de 4.000 euros par an à Paris afin d’être gérées par un syndic professionnel. D’un autre côté, il est évident que la Loi ALUR a permis de stabiliser les honoraires de base sur les copropriétés de plus de 50 lots en imposant une mise en concurrence obligatoire du mandat de syndic tous les 3 ans » indique Rachid Laaraj, Directeur Général de SYNEVAL.

Méthodologie : 113 cabinets de syndics ont été sollicités entre les mois de septembre 2017 et janvier 2018 afin de comparer les tarifs pratiqués en 2017 et ceux inscrits dans les contrats pour 2018. Les cabinets sollicités sont des structures indépendantes et gèrent plus de 18.000 copropriétés représentant plus de 600.000 logements ou locaux commerciaux soit approximativement 9% du marché de la copropriété en France.

Cette étude a été menée sur 3 zones géographiques où la société SYNEVAL bénéficie d’une couverture optimale : Paris, l’Ile-de-France (hors Paris) et Lyon. Tous les montants indiqués dans la présente étude sont exprimés en TTC.

Source : Boursier.com

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