Les catastrophes naturelles ont bon dos. Selon les assureurs, leur multiplication expliquerait l’essentiel des hausses récentes des primes de multirisque habitation. Après +2,2% en 2017, l’inflation devrait ainsi atteindre + 2% en 2018, selon le comparateur en ligne Assurland. Et si encore les sinistrés étaient vite indemnisés !

C’est pourtant loin d’être le cas, à en croire le parcours du combattant enduré par cet architecte qui avait vu les murs de sa maison près d’Aix-en-Provence se fissurer suite à un épisode de sécheresse. Alors même qu’un arrêté de catastrophe naturelle avait été pris dès août 2008, l’expert missionné par l’assureur a mis… près de deux ans à produire son rapport, excluant la sécheresse comme cause du sinistre.

Ce n’est que neuf ans plus tard, et après avoir fait appel, que cet assuré a eu gain de cause, à hauteur de 290.000 euros. “Il ne faut pas hésiter à suivre de près son dossier et à prendre des initiatives dès qu’il traîne, au risque, sinon, que le délai de prescription biennal s’applique”, prévient l’avocate spécialisée Ganaëlle Soussens. Par exemple, l’envoi d’une lettre recommandée avec accusé de réception, à condition qu’elle porte sur le paiement de l’indemnité, suffit à interrompre ce délai.

Source : Capital