C’est un phénomène qui commence à prendre de l’ampleur ! Après des années passées à dénicher les meilleurs immeubles de bureaux ou de commerce, les investisseurs, spécialisés dans la pierre, regardent désormais de très près l’immobilier résidentiel. En dehors des grandes agglomérations, ces immeubles de rapport servent des rendements élevés car leurs prix n’ont guère progressé ces dernières années.

Fort de constat, la société de gestion Kyaenos a créé en avril 2018 la SCPI Kyaenos Pierre dont la particularité est de privilégier les immeubles résidentiels en province. Si elle attache de l’importance à la rentabilité locative, nerf de la guerre dans le secteur, la SCPI se focalise aussi sur l’efficacité énergétique de ces derniers en visant des logements avec un DPE (diagnostic de performance énergétique) égal ou supérieur à D. Le groupe change ainsi systématiquement les chaudières au gaz par des pompes à chaleur et pose des panneaux photovoltaïques sur le toit des immeubles acquis avec dans l’optique de revendre l’électricité aux occupants dès que la loi l’autorisera. Enfin, la société s’attache au bien être des locataires en équipant les cuisines par exemple, en leur permettant de réaliser des économies (double vitrage, mitigeur…) et en privilégiant des immeubles proches des transports en commun. Ce bien être du locataire devrait permettre de limiter la vacance.

La SCPI affichait à fin mars une valorisation de seulement 3,19 millions d’euros représentant 47 lots dont 92,7% en habitation, mais elle peut accroître son développement car ses statuts lui permettent de s’endetter à hauteur de 50%. Surtout, elle compte accroître sa collecte cette année notamment en faisant un effort de communication. Son objectif de verser un dividende de 60 à 65 euros, conférant un rendement brut annuel de 6% devrait contribuer à attirer des investisseurs d’autant que la société a déjà montré dès la première année sa capacité à verser un dividende. De plus la SCPI va aussi augmenter le prix de sa part de 4% au 1er juillet. Celle-ci passera alors de 1.000 à 1.040 euros.

Comme pour toute SCPI, et peut être encore plus pour celle-ci compte de son jeune âge et de sa phase de constitution de patrimoine, tout investissement s’entend dans une optique de long terme. Kyaenos Pierre recommande d’ailleurs une détention des titres d’au moins dix ans. A noter toutefois que la date d’entrée en jouissance des parts, qui permet donc de prétendre au dividende, a lieu dès le 1er jour du troisième mois suivant la souscription. Un bémol en revanche, le minimum de souscription est de 10 parts. Les amateurs de pierre-papier souhaitant accompagner le développement de cette jeune société et se diversifier dans le logement locatif ont donc intérêt à souscrire avant le 1er juillet. Au-delà, il leur en coûtera 400 euros de plus compte de la hausse à venir du prix de la part.

Source : Capital