Immobilier : le marché des logements neufs confirme son repli

le 25 août 2019

Trimestre après trimestre, la conjoncture du logement neuf se dégrade. Les chiffres du deuxième trimestre 2019, publiés par le ministère de la Cohésion des territoires, confirment cette tendance. L’offre se réduit, les ventes se tassent et les prix montent.

Immobilier : le marché des logements neufs confirme son repli

© A. Verdier

Entamée depuis plus d’un an, la contraction de l’offre de logements neufs se poursuit et s’accompagne d’une hausse des prix. Publiés ce jeudi par le ministère de la Cohésion des territoires, les chiffres provisoires de la commercialisation des logements neufs au deuxième trimestre 2019 confirment cette tendance de fond.

Entre avril et juin, les mises en vente, soit l’arrivée de nouveaux lots à vendre sur le marché, se sont établies à 32.100 unités. Ce qui correspond à un repli de 14,8 % par rapport au deuxième trimestre 2018. Ce reflux touche davantage les constructions de maisons individuelles (-33,2 %) que celles de logements collectifs (-13,2 %). Cette situation est d’autant critique que le deuxième trimestre est traditionnellement une période faste pour la commercialisation de programmes neufs, souligne la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI).

Du côté des réservations, soit des biens ayant fait l’objet de versements d’arrhes, le chiffre s’élève à 33.900 unités au deuxième trimestre 2019. C’est 3,3 % de moins par rapport à la même période de 2018. Là encore, cette baisse est plus prononcée pour les maisons individuelles (-10,7 %) que pour les appartements (-2,7 %).

Effet prix

Ce repli de l’offre doublé d’une demande élevée, génère au niveau national une contraction de l’offre de logements neufs disponibles. Fin juin, l’encours, soit le stock disponible, était de 107.400 unités, soit 8,6 % de moins par rapport à la même période l’an passé. Dans ce contexte, les prix des logements neufs se sont appréciés. Le ministère fait état d’une augmentation du mètre carré moyen entre les deuxièmes trimestres 2018 et 2019, de 5 % à 4.300 euros.

Ces chiffres trimestriels viennent confirmer la conjoncture défavorable que traverse la promotion immobilière depuis plus d’un an. Les professionnels de ce secteur ont indiqué que l’offre s’érode pour différentes raisons : le net ralentissement de la délivrance des permis de construire à moins d’un an des élections municipales de mars 2020, des recours toujours nombreux et la difficulté pour les promoteurs à trouver des entreprises du bâtiment pour lancer leurs chantiers.  Alexandra François-Cuxac, présidente de la FPI reste « pessimiste pour la production 2019 qui devrait être en-dessous de celle de 2018 ».

Source : Les Echos

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