Elles tardent toujours autant. L’ensemble des copropriétés françaises avaient l’obligation de s’immatriculer sur le registre national avant le 31 décembre 2018. Pour rappel, ce registre en ligne doit permettre de chiffrer l’ensemble des copropriétés privées en France, ainsi que leur âge, leur taille et situation financière. L’inscription revient au syndic de l’immeuble, sauf pour les toutes jeunes copropriétés créées après le 1er janvier 2017. Dans ce cas le notaire en est chargé.

Sauf que bientôt 5 mois après, ce recensement peine toujours à atteindre ses objectifs. Car seulement 368.632 copropriétés, soit 9.712.000 logements, sont immatriculées au 31 avril selon l’Agence national de l’habitat, l’organisme qui chapeaute l’opération, sur une estimation totale comprise entre 600.000 et 700.000. Au mieux donc, 61,4% des copropriétés sont en règle, un taux qui peut chuter au pire à 52,7% avec la fourchette basse. Dans le détail, moins de 1% des logements en règle disposent de plus de 200 appartements (soit les plus grosses copropriétés), 13% comprennent entre 50 et 199 lots (les copropriétés moyennes), et près de 86% disposent de moins de 50 lots (dont 36% moins de 10).