Le carnet numérique du logement, « outil de fiabilisation commerciale »

le 14 janvier 2019

TRANSITION ÉNERGÉTIQUE. Le carnet numérique du logement est rendu obligatoire, à terme, par la loi Elan. Quelles avancées seront donc permises par ce nouveau dispositif ? Analyse avec Bertrand Leclercq, directeur de la stratégie numérique de l’association Qualitel.

Le carnet numérique du logement,

Bâtiment et numérique – Image d’illustration © DR

 

« La loi Elan rend le carnet numérique du logement obligatoire dès 2020 dans le neuf, et en 2025 dans l’existant à l’occasion d’une mutation », a rappelé Bertrand Leclercq, directeur stratégie numérique chez Qualitel, lors d’une conférence aux Assises du logement 2018. Il s’exprimait sur les perspectives offertes par l’introduction de ce nouvel outil. « Ce service prend la forme d’un service en ligne sécurisé et doit permettre de mieux connaître l’état des logements, mieux maîtriser le fonctionnement des équipements et accompagner l’amélioration de la performance environnementale », détaille Bertrand Leclercq.

Une expérimentation menée sur 800 logements

Mais, d’après Qualitel, qui s’appuie sur une expérimentation menée sur 800 logements, le carnet numérique a encore d’autres vertus. Par exemple en matière de passeport rénovation énergétique, de relations entre bailleur et locataire, et de plateforme de services à l’habitant. Benjamin Ficquet, directeur transitions environnementales chez Icade, qui a participé à l’expérimentation, en témoigne. « Demain, en couplant le carnet numérique avec le Bim, nous irons encore plus loin en matière d’informations pour l’acquéreur », a-t-il estimé. « Nous pourrons par exemple assurer un suivi des questions de confort, de bien-être. Cela pourra constituer une nouvelle preuve de la qualité d’un bâtiment. »

Le carnet pourrait également constituer un outil bénéficiant aux affaires des artisans du bâtiment. « Pour eux, le carnet peut-être un outil d’intervention préalable, permettant de mieux cibler les travaux à faire, éventuellement éviter une pré-visite », détaille Bertrand Leclercq. « Il peut également constituer un dispositif de fiabilisation commerciale – entretien périodique des équipements, planification de futurs rendez-vous. » Le carnet numérique doit, toutefois, pour fonctionner, respecter la confidentialité des données, pour ne pas, par exemple, qu’il ne devienne prétexte à du harcèlement téléphonique.

« La clé du succès sera la confiance »

« La clé du succès sera la confiance », assure d’ailleurs Bertrand Leclercq. « Chacun devra savoir qui exactement peut accéder à ses données, s’il risque d’être ou non sursollicité, et être confiant dans le fait que les données répertoriées sont fiables. La fiabilité de l’information dans ce cadre est un sujet d’étude majeur. »

Source : BatiActu

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