Les français sont satisfaits de leurs syndics, selon une étude FNAIM

le 20 avril 2018

Selon une enquête réalisée par la fédération nationale de l’immobilier, les prestations des syndics sont jugées satisfaisantes ou très satisfaisantes.

Les français sont satisfaits de leurs syndics, selon une étude FNAIM

(SDH/LPI)

A l’occasion des « 6èmes Rencontres de la Copropriété et de la Gestion Immobilière », une enquête sur la copropriété auprès de 2 045 conseils syndicaux et copropriétaires réalisée par la FNAIM Pays de la Loire a été divulguée par la fédération nationale.

L’un des enseignements principaux de cette enquête est la satisfaction des adhérents concernant le service des syndics. Près de 84% des sondés jugent les prestations de leur syndic satisfaisantes ou très satisfaisantes. Et un peu plus de la moitié des sondés – 51% – considèrent que les médias véhiculent une image souvent négative de la profession.

Selon Jean-Marc Torrollion, président de la FNAIM, « ces résultats réconfortent et relativisent bien des a priori. Ils démontrent que la progression continue des professionnels FNAIM leur permet de délivrer un service de qualité les distinguant sur leur marché. À l’heure où le gouvernement s’engage dans une réforme importante de la copropriété, nous souhaitons que la FNAIM, première fédération des professionnels de l’immobilier en France et en Europe, en soit un acteur déterminant. Avec ces 1.700 syndics adhérents et 4 millions de lots gérés, elle en a la parfaite légitimité. »

Loïc Cantin, le président FNAIM Pays de la Loire et président adjoint de la FNAIM, note que près de 75% des sondés n’ont pas constaté d’amélioration dans leur copropriété depuis la promulgation de la loi ALUR. Selon lui, « ces chiffres illustrent la mauvaise perception de la loi ALUR par les copropriétaires. Ils démontrent que tout ne repose pas uniquement sur une nouvelle loi. Accompagner le Gouvernement dans sa prochaine réforme de la copropriété devrait in fine nous permettre de proposer à nos copropriétaires de nouveaux services qui impacteraient plus fortement cette perception», précise le représentant.

Les nouvelles obligations ont permis une amélioration du service

Cette enquête indique également que près de 58% des sondés jugent que les nouvelles obligations (immatriculation des copropriétés, compte séparé, diagnostic global…) imposées ont permis une amélioration du service. Loïc Cantin se félicite ainsi que cette amélioration ait été permise notamment par une adaptation des professionnels de l’immobilier à ces nouvelles obligations.

Selon lui, il existe un décalage entre la satisfaction réelle des clients et l’image parfois véhiculée par les médias concernant ces structures. « Ce qui nous rassure c’est que nos clients reconnaissent notre rôle central de syndic. Cette forte satisfaction est aussi très encourageante pour nos collaborateurs qui sont impliqués et absolument passionnés par leurs métiers», ajoute Loïc Cantin.

L’un des points de possible amélioration de leurs prestations concerne les compétences techniques. Les sondés jugent que les efforts des syndics doivent prioritairement porter sur celles-ci. « Bien sûr, la compétence technique est une des clés. C’est la raison pour laquelle la formation est un sujet central pour la FNAIM et son Ecole Supérieure de l’Immobilier (ESI) qui s’apprête justement à lancer une filière énergétique pour les spécialistes des copropriétés», affirme Loïc Cantin.

Des rapports entre copropriétés et syndics marqués par la stabilité

L’étude note par ailleurs une certaine stabilité des rapports entre copropriétés et syndics. 44% des personnes sondées ont le même syndic depuis 10 ans et près d’un tiers des membres du conseil syndical sont en place depuis plus de 6 ans. « Ces chiffres démontrent à la fois la fidélité des conseils syndicaux et des copropriétaires mais également que la mise en concurrence obligatoire du syndic ne répond pas un réel besoin de nos clients qui préfèrent choisir librement de faire jouer la concurrence…ou non ! » commente Loïc Cantin.

L’enquête donne également des indications sur le temps passé par les membres du conseil syndical à leur rôle. 53% des membres interrogés consacrent 5 heures maximum par an à leur rôle, mais jusqu’à 15% d’entre eux y consacrent plus de 20 heures.

« Cette donnée indique que le rôle de conseil syndical peut être pris au sérieux sans pour autant être trop chronophage. L’engagement des conseillers varie en fonction de l’immeuble, sa complexité, sa taille, mais aussi des travaux qui peuvent s’y dérouler. Il appartient au syndic par son professionnalisme, sa transparence et par les outils qu’il propose de rendre cette tâche la plus fluide possible. Nous espérons en tout cas que ces chiffres inspireront de nouveaux volontaires à prendre la relève, car les copropriétés en ont besoin», indique Loïc Cantin.

Par le 19 avril 2018

Source : Lyon Pôle Immo

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