Les travaux de copropriété représentent un surcoût de 35 % des charges

le 14 janvier 2019

Lorsque l’on achète un appartement, on ne pense pas toujours aux frais générés par les travaux d’entretien et de rénovation des parties communes. Pour 100 € de charges, il faut ajouter environ 35 € pour le budget des travaux en copropriété.

Les travaux de copropriété représentent un surcoût de 35 % des charges

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En 10 ans, les charges de fonctionnement des copropriétés ont progressé de près de 40 %, soit 4 fois plus que l’inflation sur la même période. Lorsque ces dépenses n’ont pas été prises en compte lors de l’achat du logement, les acquéreurs, notamment les primo-accédants, peuvent rapidement rencontrer des difficultés de paiement, estime l’ARC (Association des responsables de copropriétés).

D’autant qu’à ces frais, il faut ajouter le prix des charges pour entretenir des parties communes et les indispensables travaux de rénovation énergétique. D’après les calculs de l’ARC, pour 100 € de charges courantes de 100 €, il faut compter en plus une dépense de 35 € pour l’entretien de l’immeuble et les opérations de rénovation.

Bien calculer le prix d’achat et le coût de revient du logement

Faute d’avoir conscience de cette réalité avant l’achat, « de nombreux copropriétaires refusent ensuite de voter les travaux collectifs, pourtant indispensables », souligne l’ARC. Compte tenu de cet état de fait, le nombre de copropriétés qui cumulent des impayés de charges et un vieillissement du bâti et des équipements collectifs est de plus en plus important. Les ménages doivent être informés sur le prix de revient réel de leur logement avant l’achat, quitte à dissuader ceux qui ne disposeraient pas d’un budget suffisant et à encourager les autres à mettre de côté pour financer les travaux et les charges obligatoires.

Pour éviter les impayés, il est essentiel d’être plus clair et transparent sur le réel coût de revient du logement qui, au-delà du prix d’achat initial et du coût du crédit, doit inclure « les honoraires du notaire, les charges courantes et les provisions travaux de la copropriété rattachées aux lots et, éventuellement, le coût du crédit », rappelle l’ARC.

Jusqu’à 120 % de plus que le prix initial

Pour mettre en évidence l’impact financier, l’ARC a calculé le prix de revient sur 10 ans d’un logement en copropriété dans les 20 plus grandes villes françaises. Si on intègre les honoraires du notaire, les charges courantes et de travaux sur dix ans et le montant du crédit, l’écart entre le prix initial et le coût de revient peut atteindre 120 %. C’est le cas à Saint-Etienne, où compte tenu des faibles prix de l’immobilier (941 euros le m²), le prix d’un logement de 66 m² qui, à l’achat, est de 62 200 € revient en réalité à 136 805,17 €.

À l’opposé, on retrouve Paris, où le prix d’un 62,6 m² fixé à 585 497 euros lors de l’acquisition se transforme en 707 494,95 € lorsqu’on intègre tous les coûts annexes, soit près 21 %.

Source : Le Figaro

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