L’historique d’un désastre

le 11 juillet 2019

La laiterie Caillet a cessé son activité à la fin des années 1980. Les bâtiments ont été rachetés par ECRB, qui depuis a fait faillite, et ont été revendus à la découpe. Une copropriété a alors été mise en place qui a, pendant quelques années, fonctionné sans syndic.

L’historique d’un désastre

qimono / Pixabay

En 2004, les époux Magalhaes achètent un appartement. Ils constatent assez rapidement des soucis d’étanchéité et d’humidité dans leur bien. Ils se tournent vers leur assureur qui leur conseille la mise en place d’un syndic. Les syndics en place vont se succéder. Seule une partie des propriétaires paye leurs cotisations. Les syndics en place se contentent d’encaisser les cotisations payées. « Ils m’ont dit que cela coûterait trop cher d’attaquer en justice ceux qui ne payaient pas. Ni eux ni les mandataires n’ont réussi à faire respecter les lois », constate amèrement Izabel Magalhaes. En 2008, un rapport d’expert détaille les rénovations à effectuer pour étanchéifier le logement. Seule une partie des travaux seront effectués en 2010.

Situation extrême

Après la succession de syndics, un mandataire est nommé. Il remet un rapport en 2015 signalant l’ensemble des dysfonctionnements constatés. Suite à ce rapport, la préfecture prend un arrêté d’insalubrité remédiable listant l’ensemble des travaux à effectuer. Un autre mandataire a ensuite été nommé.

En 2018, l’Agence régionale de santé rend un rapport dans lequel il est constaté que les travaux n’ont pas été effectués. La préfecture prend, le 29 mai 2019, un arrêté d’insalubrité irrémédiable. Les occupants des logements, actuellement douze propriétaires et deux locataires, doivent quitter les lieux avant le 1er janvier 2020.

« Il y a eu deux problèmes dans ce dossier qui font que nous sommes arrivés dans une situation extrême : un dysfonctionnement de la copropriété et une succession de syndics, 8 à 10 d’après ma connaissance, sans que cela fonctionne normalement. C’est regrettable et difficilement compréhensible d’en être arrivé là », indique Alain Casoni, maire de Villerupt.

Source : Le Républicain Lorrain

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