Mantes-la-Jolie : les nouvelles résidences du Val-Fourré prennent l’eau

le 11 septembre 2018

Quelques années après leur livraison, ces logements sont touchés par des problèmes d’humidité et de trésorerie.

Mantes-la-Jolie : les nouvelles résidences du Val-Fourré prennent l’eau

LP/M.G.

Elles devaient être le symbole du renouveau du Val-Fourré, mais plusieurs années après leur construction, les résidences privées du quartier sensible de Mantes-la-Jolie n’échappent pas aux problèmes classiques rencontrés ailleurs : infiltrations, malfaçons, charges impayées…

Des habitants de la résidence Michel-Ricard tirent la sonnette d’alarme pour dénoncer l’état de leur copropriété sortie de terre en 2012. Composé de deux petits immeubles, cet ensemble de 61 logements traîne depuis plusieurs années des problèmes d’humidité. Dans certains appartements, des moisissures occupent les pièces à l’année. « Parfois je nettoie tous les jours à l’eau de Javel, mais ça revient. Et pourtant j’aère quotidiennement », dénonce Fatiha, propriétaire d’un F 3 acquis en 2012.

Selon Fikria Oulad El Kadi, présidente du conseil syndical, une vingtaine d’appartements seraient ainsi exposés à l’humidité. Depuis plusieurs mois, cette femme dénonce aussi le « manque de professionnalisme » du syndic Fontenoy Immobilier. « Les problèmes ne sont pas réglés, dit-elle. La porte d’entrée ne ferme plus depuis avril 2016 et rien n’a été fait. L’aération est en panne. Aucune de nos requêtes ne trouve de réponse. Comme les propriétaires voient que rien n’est fait, certains ne paient pas leurs charges et un cercle vicieux s’installe. Il suffirait pourtant d’assigner chaque mauvais payeur. »

Symbole du renouveau du quartier

De son côté, Fontenoy Immobilier assure suivre de près la situation de cette copropriété. « Nous sommes là, mais nous ne pouvons rien faire contre les mauvais payeurs. Même si tout le monde n’est pas de mauvaise foi, le niveau de débiteurs est important, assure un responsable. En outre, les assurances traînent des pieds pour prendre en charge la garantie décennale. »

Récemment, le maire de Mantes-la-Jolie Raphaël Cognet (LR) s’est rendu sur place, à l’invitation des habitants. Mais la mairie ne dispose d’aucun pouvoir, si ce n’est celui de médiation entre les deux parties.

Pour la municipalité, cette résidence privée, comme la résidence Sully toute proche, est pourtant un symbole. Lors de leur livraison, entre 2010 et 2012, les élus voyaient dans l’arrivée de nouveaux propriétaires la preuve du renouveau du quartier. « Rien n’est remis en cause, dit un spécialiste de l’immobilier. Ces logements sont de la même qualité que ceux construits ailleurs en ville et ces problèmes sont, somme toute, courants. »

Source : Le Parisien

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