Minimes : les balcons de la résidence sont «plus atteints que prévu»

le 6 mai 2018

Structures métalliques rongées par la corrosion, béton dégradé par l’humidité et la rouille : après l’alerte lancée en mars, les habitants de la résidence Minimes découvrent que le mauvais état de leurs balcons est plus grave que prévu.

Minimes : les balcons de la résidence sont «plus atteints que prévu»

La façade de l’immeuble de 18 étages sera bientôt entièrement recouverte de filets de protection./ Photo DDM Nathalie Saint-Affre

Informés officiellement le 3 mars par un courrier du cabinet Moullin-Traffort, de l’état de dégradation des structures en aciers des garde-corps qui rend totalement inutilisables les balcons des 120 appartements, les habitants de la résidence située au 3 boulevard des Minimes ne sont pas au bout des mauvaises surprises. Dans un nouveau courrier daté du 25 avril, le syndic de l’immeuble les informe qu’un premier diagnostic exploratoire réalisé par l’APAVE, révèle «que les structures porteuses des balcons sont bien plus atteintes que prévu». Les conclusions de ce diagnostic technique réalisé le 23 avril soulignent «un état de dégradation très avancé des garde-corps (qui) ne sont plus en mesure d’assurer leur rôle». Il précise également «qu’en l’état, il y a un risque de ruine des ouvrages. (puisque) la stabilité des garde-corps n’est plus assurée». Contactée par téléphone la société de contrôle souligne toutefois que la structure globale du bâti «ne présente pas de risque grave et imminent qui pourrait justifier d’évacuer l’immeuble.»

Pour les propriétaires des 120 appartements l’addition promet d’être très salée, et les nuisances occasionnées par la mise en sécurité des balcons particulièrement longues et lourdes à supporter. Car selon le calendrier de la copropriété, le lancement des travaux de ravalement de l’ensemble de la façade et des balcons ne seront votés que lors d’une assemblée générale extraordinaire programmée pour la fin de l’année. En attendant ces réparations «qui ne devraient pas démarrer avant 2020», le syndic pare au plus pressé en organisant la mise en sécurité provisoire des lieux. Jusqu’à la réalisation des travaux définitifs, un filet destiné à empêcher la chute des fragments de béton rongé par l’humidité et la corrosion du métal sera déployé sur l’ensemble de la façade. Il sera complété par d’autres filets de protection installés au pied de l’immeuble. Outre l’interdiction d’accéder aux balcons qui restera en vigueur jusqu’à la fin des travaux définitifs, les habitants ont obligation de déposer les stores et les bannes qui protègent les baies vitrées ouvertes sur les balcons désormais interdits d’accès.

Source : La Dépêche

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