Orages : en cas de dégâts, « il faut prévenir son assureur au plus vite »

le 5 juin 2018

De fortes pluies se sont abattues ce week-end, notamment dans le Finistère. Il est tombé l’équivalent d’un mois de pluie en une demi-heure à Morlaix. La Fédération française des assurances rappelle la marche à suivre en cas de dégâts.

Orages : en cas de dégâts,

Une pâtisserie inondée à Morlaix (Finistère) (FRED TANNEAU / AFP)

Plus d’un mètre d’eau dans les rues en quelques minutes : le centre-ville de Morlaix a subi d’importants dégâts dimanche 3 juin. De fortes pluies orageuses sont tombées sur le Finistère. « Tout le monde est assuré contre les effets des orages », indique, sur franceinfo, Stéphane Pénet, le directeur des assurances de dommages à la Fédération française des assurances.

Tous assurés contre les orages

« Tous les Français sont couverts contre ce type de dommages, c’est une obligation. Dès lors qu’on est assuré pour incendie, ou quoi que ce soit, on est automatiquement assuré contre ce type de dommages, c’est la loi qui l’exige, donc même si le contrat ne le dit pas, les assureurs sont obligés de le faire », souligne Stéphane Pénet. Et cela, quel que soit le préjudice : « des coulées de boue, des inondations, donc des caves et des magasins qui sont inondés, avec des dégâts sur les matériels, sur les marchandises, sur les meubles, sur le mobilier ».

Ne rien jeter et ne pas tarder

Si votre habitation est endommagée, le premier réflexe à avoir est de prendre des photos des dégâts causés par les intempéries. Malgré la tentation de commencer à faire du tri, « il ne faut rien jeter. Tout ce qui a été endommagé, il faut le garder parce que c’est bien la preuve qu’il y avait là des choses », insiste Stéphane Pénet, de la Fédération française des assurances.

Il faut également rapidement faire les démarches pour contacter son assureur. « On dit qu’il faut attendre la déclaration de catastrophe naturelle pour que les choses se déclenchent, mais non, les assureurs vont instruire les dossiers rapidement dès qu’ils sont informés du sinistre. Plus on ira vite, plus on prévient son assureur rapidement, plus on sera rapidement indemnisé », indique Stéphane Pénet.

De l’estimation des dégâts à l’indemnisation

Il est préférable de donner une première estimation des dégâts. « Ce qui est important c’est que l’assureur sache qu’à telle adresse, à tel endroit, il y a eu un sinistré, et donc qu’à ce moment-là il faut envoyer un expert. Les experts sont des gens indépendants, ils ont une appréciation objective des choses », précise Stéphane Pénet.

« Les choses peuvent aller vite et simplement s’il y a eu un simple pompage de cave ou une vitre cassée. Quand il y a du matériel ou de la marchandise notamment, c’est l’expert qui se déplace, qui constate les dégâts, qui fait un inventaire, et qui donc transmet à l’assureur son estimation qui fait une proposition d’indemnisation à l’assuré », détaille le directeur des assurances de dommages à la Fédération française des assurances. L’indemnisation peut prendre plus ou moins de temps : « deux à trois semaines si on est sur des petits dégâts, un mois à un mois et demi si on est sur des choses un peu plus conséquentes », estime Stéphane Pénet.

Une possible montée des prix à terme

Stéphane Pénet évoque « une mauvaise série » sur le territoire français « depuis sept ans » : les inondations dans la région Centre en juin 2016, l’ouragan Irma en septembre 2017, des épisodes de grêle et d’orage depuis début 2018. « Cette mauvaise série peut à terme faire monter les prix. C’est la logique de la mutualisation des risques », confirme ce responsable à la Fédération française des assurances.

Source : France Info

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