La décision est un véritable soulagement pour les habitants de la tour HLM des Frênes, dans la commune d’Avion (Pas-de-Calais). Le maire de la ville, Jean-Marc Tellier, a pris un arrêté pour reloger les 41 habitants de cet immeuble, connu depuis des années pour ses problèmes de vandalisme. Une décision très rare, voire inédite, explique La Voix du Nord, qui détaille que la mesure a été prise en concertation avec la sous-préfecture de Lens et le bailleur, Pas-de-Calais habitat.

La tour des Frênes est connue pour sa situation sensible depuis des années. Déjà, en 2016, des habitants déploraient dans le quotidien régional des « jeunes [qui] squattent les cages d’escalier, cassent les carreaux de la porte d’entrée, ils laissent leurs bouteilles de coca sur les marches, ils ont même été jusqu’à mettre du silicone sur les verrous des portes pour qu’on ne puisse pas entrer ».

Un risque de victimes

Face à cette situation, la ville a tenté plusieurs méthodes : installation de caméras, d’une porte d’entrée renforcée et d’une cellule de veille avec plusieurs acteurs dont la sous-préfecture, l’Éducation nationale, les services sociaux et la police nationale. Mais rien n’y a fait et les actes de délinquance n’ont pas cessé. Vendredi, un nouvel incendie, le troisième, s’est déclenché dans la tour précipitant la décision de la mairie pour qui « les risques d’avoir à déplorer des blessés et même des décès sont trop élevés pour laisser perdurer cette situation ».

Tous devraient être relogés « dans un délai de trente jours », a expliqué le Jean-Marc Tellier à Franceinfo. Ils seront pris en charge par l’ensemble des bailleurs sociaux et associations œuvrant pour le logement et intervenant sur le territoire de la commune. La tour, elle, ne devrait plus accueillir d’habitants et la mairie n’a pas encore décidé de l’avenir du bâtiment. Soulignant « une décision courageuse et difficile », le bailleur de l’immeuble s’est félicité, dans un communiqué, d’une décision « justifiée par la nécessité de protéger les locataires de la résidence ».

Source : Capital