Plurience dénonce la mise à l’étude d’un malus pour financer la rénovation énergétique des bâtiments

le 3 mai 2018

L’association Plurience qui regroupe des entreprises d’administration de biens, fait savoir dans un communiqué de presse qu’elle apprécie les principales orientations du plan de rénovation énergétique annoncé par le ministre de la Transition énergétique. « Mais elle dénonce vigoureusement la volonté de ce dernier de mettre à l’étude un malus sur le propriétaire ou copropriétaire qui vendrait un bien labellisé non économe en énergie ».

Plurience dénonce la mise à l’étude d’un malus pour financer la rénovation énergétique des bâtiments

© sharaku1216/Fotolia

L’association explique : « Cela relève d’une méconnaissance grave de ce qu’est une copropriété dans laquelle la décision de réaliser des travaux relève de la collectivité et non d’une décision individuelle. Ce serait ainsi une double peine pour un copropriétaire qui, à titre individuel, serait favorable à des travaux, mais qui n’aurait pu les voir se réaliser par défaut de majorité collective. Cette mesure est par ailleurs stigmatisante pour les propriétaires les plus modestes qui n’ont pas forcément les moyens de réaliser de tels travaux. Cela relève aussi d’une méconnaissance du marché locatif privé qui est localisé pour 73 % dans des copropriétés. Le bailleur-copropriétaire va devoir supporter, parfois malgré lui, une nouvelle taxation qui s’ajoutera à la lourde fiscalité qui affecte déjà le bailleur-investisseur ».

Plurience poursuit : « L’immobilier est un actif peu rentable et grevé de nombreuses taxes. L’accumulation de taxes et de charges nouvelles est génératrice de diminution du parc locatif privé durable et de baisse des travaux de rénovation. En outre, la sanction ne crée pas l’envie d’investir ou d’entretenir ».

L’association rappelle sa mobilisation « pour une vraie politique de rénovation des copropriétés, ambitieuse, pérenne et lisible, s’adossant sur des syndics professionnels engagés ». A ce titre, elle demande la révision de la loi de 1965 pour faciliter les prises de décision relatives aux travaux en assemblées générales.

« Plurience privilégie toujours l’incitation à la contrainte, ajoute le communiqué de presse. A ce titre, elle est totalement opposée au projet de malus ».

Plurience demande aussi « d’inscrire le financement et la fiscalité de l’immobilier dans la durée et la stabilité de manière à inciter les bailleurs-investisseurs privés à des investissements de long terme ». Elle réitère « son souhait de voir émerger un véritable statut du bailleur privé et sa reconnaissance comme contributeur incontournable du choc de l’offre et levier pour une mobilisation de l’épargne privée vers la création de logements ».

Source : BusinessImmo

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