Quels dispositifs pour la rénovation des copropriétés ?

le 8 janvier 2019

RÉHABILITATION. Si la fragilité d’une copropriété peut rapidement dégrader le cadre de vie des habitants, la réponse des collectivités et de l’Etat peut être longue, à l’image des multiples étapes à mener, de l’identification des failles d’une copropriété à son redressement. Aude Pinault, chargée de mission du plan « Initiative copropriétés » auprès de l’Anah est revenue sur les dispositifs existants lors des Assises du logement.

Quels dispositifs pour la rénovation des copropriétés ?

Rénovation Tombe Issoire © Grégoire Noble

« Il est plus difficile d’agir sur une copropriété qu’un immeuble en monopropriété, car la première représente des spécificités liées à son organisation, celle d’un bien commun géré par des intérêts individuels », introduisait d’emblée Aude Pinault le 15 novembre dernier aux Assises du logement.

Car en retraçant le parcours d’une copropriété dégradée, il est souvent question d’une succession de difficultés individuelles liées aux situations respectives de propriétaires qui ne sont plus en mesure d’assumer liés à l’entretien courant, ou à des travaux plus conséquents.

Alors « qu’il est déjà difficile, en temps normal, de lancer des travaux et de maintenir le bâtiment dans son état », Aude Pinault affirme qu’il est d’autant plus complexe d’agir sur des copropriétés fragilisées qui représenteraient « 15% du parc privé » à ce jour.

Initiative copropriétés

Derrière ce pourcentage, la chargée de mission de l’Anah pointe un premier problème d’identification et de comptabilisation des copropriétés en situation de fragilité. Les statistiques liées à ce fléau pourraient cependant « s’affiner avec la mise en place du registre des copropriétés détenu par l’Anah, et qui permettra d’avoir une statistique nationale et des informations sur la gestion d’une copropriété, ce que nous n’avions pas jusqu’à présent », assure Aude Pinault.

Autre problématique avec laquelle les acteurs du logement doivent jongler: la diversité des profils de copropriétés dégradées, et les méthodes à appliquer selon qu’elles sont situées dans un grand ensemble ou en centre-ville dévitalisé, « qui justifie l’accompagnement des collectivités dans leur projet de territoire ».

L’agence nationale de l’habitat dispose d’une multitude de dispositifs pour intervenir sur les copropriétés montrant des signes de faiblesses, jusqu’à celles jugées comme dégradées. Lancé en octobre dernier par le ministre de la Ville et du Logement Julien Denormandie, le plan « Initiative copropriétés » pourrait apporter davantage de lisibilité à la palette d’outils, selon Aude Pinault qui en détaille le contenu.

« Initiative copropriétés fait suite à une série de dispositifs déjà en place qui mettaient davantage l’accent sur la prévention. L’objectif est de traiter davantage, et de redresser les copropriétés qui sont en grande difficulté », expose la chargée de mission.

Source : BatiActu

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