Résidence des Minimes : la copropriété devra débourser 5 M d’€

le 8 août 2018

La facture de remise en état de la résidence Minimes à Toulouse est aujourd’hui estimée à 5 millions d’euros. Les aménageurs du futur quartier TESO mettent en place d’un programme d’aide.

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Un calcul simple donne la mesure de la difficulté à laquelle sont confrontés les cent vingt propriétaires de la résidence Minimes : 5 millions d’euros/120 = 42 000 € en moyenne par logement. Depuis qu’ils ont reçu début mars, le courrier du syndic annonçant la mise hors d’usage des balcons qui menaçaient ruine, les copropriétaires savaient que l’addition de la remise en état de l’immeuble de dix-huit étages construit en 1958 serait salée. Début juillet l’estimation rendue par le bureau d’études et les architectes mobilisés sur l’opération a confirmé leurs craintes : l’addition finale devrait au bas mot s’élever à 5 millions d’euros. Ce prix estimatif comprend la reconstruction de certains balcons et le changement d’une partie de l’armature métallique du béton, l’étanchéification de tous les balcons, le ravalement et la peinture de la façade, et enfin quelques interventions sur le toit et les abords de l’immeuble. Environ un tiers des copropriétaires a pris connaissance du montant et de l’esquisse du déroulement des opérations lors d’une première réunion organisée fin juillet. Une autre rencontre est programmée fin août. Certains propriétaires des T3 et T4 de la résidence risquent de rencontrer quelques difficultés pour financer ces travaux reconnaît la présidente du conseil syndical». Pour le moment l’aide du Capitole à la remise en état de cet immeuble historique se limite à la prise en charge du financement d’une partie des études techniques. Mais le sort de l’îlot livré à lui-même en plein cœur du futur quartier Toulouse Euro Sud Ouest (TESO) vient d’être pris en compte par les aménageurs. Europolia, maître d’ouvrage du projet TESO, Toulouse Métropole et l’ANAH (agence nationale de l’habitat) travaillent actuellement à la mise en place d’un programme opérationnel de prévention et d’accompagnement des copropriétés (Popac) qui doit permettre d’accompagner la remise en état des copropriétés situées au n° 3, mais également aux n° 4 et 5 du boulevard des Minimes. À la fin de l’année un expert sera mandaté pour réaliser un diagnostic détaillé des trois copropriétés de l’îlot dont la gouvernance actuellement assurée par les conseils syndicaux et les syndics sera élargie à un représentant d’Europolia ou de la métropole. À l’issue de cette remise à plat, le Popac devrait permettre de mobiliser des dispositifs de financements publics ou parapublics qui pourraient aider les propriétaires de la résidence Minimes à passer le cap de la remise en état de leur immeuble.


Vous avez dit Popac ?

Le Popac est un dispositif qui permet d’accompagner les copropriétés pour éviter l’accentuation de leurs difficultés. L’accompagnement permet en général de résorber les dettes avant qu’elles ne deviennent trop importantes. Il intervient aussi sur la gouvernance de la copropriété afin que les décisions nécessaires au redressement puissent être prises.

Cet outil peut être utilisé pour consolider le redressement des copropriétés à l’issue d’un programme d’intervention. La maîtrise d’ouvrage d’un POPAC peut, le cas échéant être confiée à un prestataire compétent en matière de diagnostic et de suivi animation.


Le chiffre : 50 000

euros >Maximum. C’est le plafond du montant de l’aide qui peut être accordée chaque année par l’ANAH dans le cadre d’un programme opérationnel de prévention et d’accompagnement signé pour un minimum de trois ans par une copropriété.

Source : La Dépêche

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