Revitalisation du bâti existant

le 17 juin 2019

En clôturant le Congrès annuel de l’association Villes de France, le Premier ministre a assuré vouloir « mettre le paquet » sur la revitalisation des villes moyennes et de leurs centre-villes en encourageant la rénovation, et en élargissant les champs de manoeuvre d’Action Coeur de Ville.

Revitalisation du bâti existant

Le Premier ministre Edouard Philippe au Congrès annuel de Villes de France à Albi, le 14 juin 2019. © Capture d’écran

 

Mercredi chez les députés, jeudi face aux sénateurs, ce vendredi 14 juin devant les maires de villes moyennes. Devant les élus du réseau Villes de France, ce n’est pas un discours de politique générale que le chef du gouvernement a déroulé mais plutôt un approfondissement des mesures annoncées la veille en chambre haute, et qui concernent les collectivités territoriales.
Prônant le « principe de confiance » qui doit être légion entre l’Etat et les maires, le Premier ministre Edouard Philippe a formulé son souhait de « reconquête » des villes moyennes, et des centres-villes déshérités. « Cette reconquête, elle va prendre du temps on le sait tous, mais les effets sont déjà réels », a-t-il affirmé face à l’auditoire réuni en congrès à Albi, et citant quelques chiffres-clés du programme Action Coeur de Ville qui bénéficiera à 222 villes.

367 millions d’euros déjà débloqués pour Action Coeur de Ville

A ce jour, ce sont 222 accords-cadres signés, « 367 millions d’euros » débloqués par l’Etat et ses partenaires, et 8 villes ayant entamé une opération de revitalisation du territoire (ORT). En lien avec cet outil créé par la loi Elan, le Premier ministre a assuré la publication prochaine du décret permettant aux élus de saisir le préfet pour suspendre des projets de surfaces commerciales en périphérie. « Il est inutile de faire pour défaire, de dépenser nos sous pour revitaliser un centre-ville si on le dévitalise en périphérie immédiate », a illustré le chef du gouvernement.

Il a également précisé sa volonté de diffuser davantage le Denormandie dans l’ancien, marqueur de « notre volonté de concentrer les aides au logement dans les territoires qui en ont le plus besoin », a-t-il estimé. Ce dispositif fiscal entré en vigueur le 1er janvier 2019 doit inciter les investisseurs à rénover un bien ancien situé dans une ville moyenne, de préférence inscrite dans le programme Action Coeur de Ville.
Signal qu’à l’aube d’un acte II du quinquennat, le gouvernement poursuit sa politique d’aide au logement qui fait primer la rénovation sur la construction neuve. « La construction neuve, c’est important, c’est très important même. Mais ce n’est pas forcément la seule ou la bonne solution partout, et une partie de notre avenir réside dans notre manière de mieux maîtriser le foncier », a-t-il synthétisé.
Source : BatiActu

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