Quel est le rôle de SNCF-Immobilier ? A la découverte du syndic de propriété de la SNCF

le 23 décembre 2017

Créée en juillet 2015, cette filiale de la SNCF débourse un milliard d’euros par an pour gérer et entretenir le patrimoine de l’entreprise ferroviaire, qui représente 25 000 bâtiments et 20 000 hectares de foncier.

 SNCF-immobilier gère 25 000 bâtiments, soit 20 000 hectares de foncier comme ici à Bordeaux, non loin de la gare Saint-Jean.

archives DAVID Thierry

Directeur général de SNCF-Immobilier depuis février 2016, Benoît Quignon est récemment passé par Bordeaux dans le cadre du tour de France qu’il effectue à la rencontre de ses équipes. S’il n’est pas issu du ferroviaire, Benoît quignon connaît parfaitement l’univers de l’aménagement urbain et des collectivités locales puisqu’il a notamment exercé les fonctions de directeur général du Crédit local de France et celles, pendant quinze ans, de directeur général des services de la ville et de la Communauté urbaine de Lyon.

Benoît Quignon. D’abord parce que c’est une branche nouvelle de la SNCF, créée en juillet 2015 suite au vote de la dernière loi sur le ferroviaire. Comme son nom l’indique, SNCF-Immobilier gère tout l’immobilier de l’entreprise à l’exception de ce qu’on appelle les bâtiments voyageurs, qui relèvent de Gares & Connexions. Cela représente un patrimoine de 25 000 bâtiments, 20 000 hectares de foncier et 8,5 millions de m² de planchers grâce notamment aux 100 000 logements construits et gérés par notre filiale ICF Habitat.

Avant la création de SNCF-Immobilier, ce patrimoine était géré de façon éclatée par ses différents propriétaires, Réseau, Mobilités, Gares & Connexions ou le comité d’entreprise. Depuis, SNCF-Immobilier est l’interlocuteur unique, au même titre qu’un syndic de propriété, ce qui présente le double avantage de mutualiser et de rationaliser les dépenses. Par exemple, c’est nous qui gérons les factures de gaz ou d’électricité, payons les impôts ou les différentes réparations. Cela représente chaque année un budget d’environ un milliard d’euros. En fait, si je devais résumer notre activité, je dirais que nous sommes des facilitateurs.

Votre mission est-elle de conserver tel quel ce patrimoine ?

Non, le but n’est pas de garder le plus d’hectares possible et ce patrimoine n’a pas non plus vocation à être agrandi. Mais la vraie difficulté est de savoir ce qu’on peut en faire, comment faire muter un terrain et avec qui. Ces dernières années, nous avons démoli de nombreux immeubles trop coûteux à rénover et vendu beaucoup de terrains dont nous n’avions plus l’usage. Entre 2015 et 2017, ces ventes ont permis la construction de 10 000 logements dont 40% sociaux.

L’une des missions essentielles de SNCF-Immobilier est d’adapter les bâtiments aux besoins des agents de la SNCF. A Lyon-Vénissieux par exemple, nous poserons en janvier la première pierre d’un nouveau Technicentre de 33 000 m² dédié à la fabrication de pièces électriques pour la SNCF. Le bâtiment actuel date de 1850, c’est vous dire s’il y a urgence à en reconstruire un nouveau qui soit plus aux normes. Je précise, à propos des Technicentres, que nous ne nous occupons que des murs et pas de ce qui s’y passe à l’intérieur.

Que représente SNCF-Immobilier en Nouvelle-Aquitaine ?

D’abord, cinquante salariés placés sous la direction de Jérôme Marlier. Quant au patrimoine, il représente 2 700 bâtiments et 2 800 hectares de foncier ce qui entraîne un coût de maintenance de de 10 millions d’euros. Entre 2015 et 2017, les cessions immobilières nous ont rapporté environ 12 millions d’euros.

A Bordeaux, nous sommes évidemment associés de près à l’opération Euratlantique qui est l’une des plus importantes et l’une des plus intéressantes de France. L’un de nos nombreux métiers consiste aussi à aménager nous-mêmes certaines zones. Autour de la gare, nous sommes propriétaires de 25 hectares dont nous évoquons l’avenir  et la transformation en étroit partenariat avec Stéphan de Faÿ, le directeur d’Euratlantique. Nous sommes ainsi partie prenante dans l’opération  » Le Belvédère », soit 120 000 m² d’espaces urbains à réhabiliter en face de la gare.

Les bâtiments en notre possession sont de nature et d’activités très différentes. Il y a notamment les logements ICF Habitat, boulevard Jean-Jacques Bosc, que nous allons justement rénover. Nous souhaitons et, de surcroît, nous y avons intérêt, que les quartiers de gare, à Bordeaux comme partout ailleurs, soient le plus attractifs possible.

Source : Sud Ouest

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