Travaux : surélever son immeuble, mission impossible ?

le 19 juillet 2018

Bien que les pouvoirs publics incitent aujourd’hui à la surélévation des immeubles, ce type de projet de construction, finançable avec un crédit travaux, demande patience et diplomatie, car les barrières sont encore nombreuses.

Travaux : surélever son immeuble, mission impossible ?

Rédigé par Empruntis le 16/07/2018

 Un dispositif législatif favorable

Aujourd’hui, la loi Alur  facilite la possibilité de surélever son immeuble. Ce projet de construction additionnelle ne pose donc pas problème particulier. Au-delà d’une surface de 20m2 ou 40m2 dans les zones dites « tendues », la surélévation fait l’objet d’un permis de construire. Une étude de faisabilité doit indiquer que l’extension ne met pas en péril l’immeuble par son poids et qu’elle s’aligne bien sur la ligne de crête des autres immeubles. Reste à convaincre tous les habitants de la copropriété. Dans les zones d’habitation dites « tendues », la loi Alur facilite la prise de décision : la majorité simple des copropriétaires est suffisante pour lancer le projet.

 Compiler les atouts du projet

Etant donné que la mise en œuvre de la surélévation peut susciter des antagonismes entre propriétaires, il est judicieux de lister les avantages de la surélévation. Ainsi, celle-ci permet de faire baisser les charges de la copropriété. Grâce aux lots supplémentaires, ces dernières sont assumées par un plus grand nombre de propriétaires. A travers un taux de crédit travaux attractif, la surélévation est aussi une opportunité de moderniser l’isolation thermique et de refaire des parties communes. Pour un budget de 20 000 euros, le taux d’intérêt d’un crédit travaux est de seulement 2,78% sur une durée de remboursement de 48 mois d’après une simulation Empruntis.

 Un investissement rentable

Pour les propriétaires qui habitent au dernier étage et qui veulent ajouter un étage pour convenance personnelle, ce projet est intéressant car il augmente la superficie habitable. Un atout pour la revente ou pour obtenir un revenu d’appoint avec, par exemple, la location d’une chambre. Le coût de l’extension est estimé entre 1 000 et 1 875 euros le m2. Les travaux durent entre 2 et 12 mois. Tout dépend de la nature des aménagements : salle de bains, cuisine ou dressing. Si tous les propriétaires de l’immeuble souhaitent revendre, c’est un excellent placement. Un immeuble optimisé avec une extension architecturale esthétique est revendu plus cher et permet de réaliser une plus-value intéressante, ce qui rentabilisera le crédit travaux.

Source : Empruntis

Ils parlent de nous :

Appelez-nous