Trois axes majeurs pour faire évoluer l’urbanisme et l’immobilier

le 19 juin 2019

Des bureaux transformés en logements, des immeubles en bois et des habitats inclusifs pour personnes âgées… Voici trois tendances majeures dans le bâtiment.

Trois axes majeurs pour faire évoluer l'urbanisme et l'immobilier

mosiunterwegs / Pixabay

Des bâtiments réversibles

Ce bâtiment des années 1930 a connu trois vies. Initialement immeuble de logements de la rue Victor-Schoelcher dans le 14e arrondissement de Paris, en 1992, il a été transformé en 3.833 mètres carrés de bureaux pour Eau de Paris par  l’architecte Alain Sarfati . Racheté en 2018 par la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP), ce même architecte vient de le reconvertir en 54 logements sociaux. Pour ne pas perdre en surface habitable, une cage d’escalier et des coursives ont été rajoutées avec une façade d’écailles argentées et de résilles d’acier qui multiplient les jeux de lumière et les effets déformants.

Des constructions en bois

Inauguré le 11 juin 2019 à Strasbourg, ce programme immobilier de 9.282 mètres carrés et 146 logements, conçu par KOZ Architectes, est 100 % en bois et matériaux biosourcés. Si les études ont pris trois ans, il n’aura fallu que trois mois pour ériger et assembler ces trois immeubles de 8 à 11 étages. Grâce à un plancher chauffant et refroidissant par pompe à chaleur, la consommation énergétique ne devrait pas dépasser 15 kWh/m²/an. Aujourd’hui, plus haute construction de logements en bois de France, elle sera vite détrônée par les 14 étages de la tour Signal au Havre et les  17 étages de la tour Wood Up à Paris .

Un habitat inclusif et partagé

La loi Elan (article 129) définit l’habitat inclusif comme « un projet de vie sociale et partagée » pour personnes âgées ou handicapées. Une nouveauté appelée à un fort développement. Les maisons Ages&Vie viennent de lancer un programme de 300 maisons en habitat partagé, porté par la Banque des Territoires, Crédit Agricole Assurances et le  groupe Korian . De quoi créer, en zones communes rurales et périurbaines, 1.500 emplois directs d’auxiliaires de vie pour 3.000 places. Les personnes âgées disposeront d’un espace privatif et des lieux de vie communs. Certains auxiliaires de vie logeront sur place avec leur famille.

Source : Les Echos

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