Un syndicat de copropriété ne veut pas de la fresque souhaitée par la mairie de Vierzon place Jacques-Brel

le 19 août 2019

Verra-t-on, un jour, une fresque sur le pignon de l’immeuble de la rue Voltaire donnant sur la nouvelle place Jacques-Brel ? Ce n’est pas si certain…

Un syndicat de copropriété ne veut pas de la fresque souhaitée par la mairie de Vierzon place Jacques-Brel

jtpatriot / Pixabay

Alors que Vesoul a dévoilé ce mois-ci un portrait géant de Jacques Brel sur le mur d’un immeuble de la ville, Vierzon attend pour sa part la « nymphe » qui doit faire son apparition place Jacques-Brel, afin d’embellir le pignon aveugle d’un immeuble riverain. En effet, parmi les quatre créations présélectionnées, la fresque de l’artiste Carolalune intitulée La source de Vierzon, a recueilli les faveurs du public, à l’issue d’un vote auquel ont participé plus de 1.650 personnes.

Mais voilà : la municipalité ne disposerait pas des autorisations nécessaires à sa réalisation.

« Je trouve cela un peu fort, s’indigne-t-il. Je n’ai pas reçu le descriptif du projet retenu. Le mur est privé. Si rien ne bouge d’ici là, je me verrais dans l’obligation d‘empêcher les gens de peindre le mur. Qu’est-ce qu’on dirait si, moi, j’allais peindre les murs de la mairie? En définitive, c’est aux copropriétaires (*) de décider ce qui doit être fait ou non. »

Daniel Changeux (Directeur de l’agence BIC, le syndicat de copropriété  concerné)

Du côté de la municipalité, Franck Michoux, adjoint au maire délégué à l’urbanisme et au logement, assure qu’une demande a été envoyée par mail le 7 mai dernier.
Ensuite, l’inauguration en grande pompe de la place Jacques-Brel, le 8 juin, a marqué le début de la consultation des habitants, pour déterminer le motif devant figurer sur le pignon.

Le temps est compté

Sa création doit se dérouler en septembre ou octobre. Et son coût (15.000 €) sera entièrement supporté par la ville.

« C’est un mur privé, je ne dis pas le contraire, mais je regretterais que la fresque ne soit pas réalisée », déclare Franck Michoux.
L’élu ne manque pas de rappeler, au passage, que la ville a déjà financé les travaux de rénovation et d’isolation du pignon, ainsi que les rambardes des terrasses de l’immeuble.

À quelques mois des municipales, cette polémique naissante autour de la fresque pourrait bien devenir un enjeu électoral. Comme le fut le cas, un temps, avec la fameuse « vague » de cette même place.

(*) Nous avons demandé à rencontrer les copropropriétaires, chose qui nous a été refusée pour le moment.

Philippe Roch

Source : Le Berry Républicain

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