Une chasse au moustique tigre dans l’agglomération grenobloise

le 23 juillet 2018

Sur le bassin grenoblois, la chasse au moustique-tigre, très invasif, s’organise. A la demande des villes ou des particuliers, l’Entente Interdépartementale de Démoustication (EID) traite les gîtes de larves, et sensibilise les habitants sur les gestes à adopter.

Une chasse au moustique tigre dans l'agglomération grenobloise

La moustiquaire, ici sur un récupérateur d’eau, reste la meilleure solution contre les moustiques-tigres. © Radio France – Zoé Boiron

Vider les eaux stagnantes, pour éviter la prolifération du moustique-tigre, est la première recommandation des deux agents de l’Entente Interdépartementale de Démoustication (EID), Loïc Mouyon et Yohann Renevot.

C’est avec manches longues et chaussettes remontées qu’ont vécu les habitants de la copropriété du Mas-Fleuri, à Échirolles, ces deux derniers étés. « Nous étions constamment piqués, à l’extérieur comme à l’intérieur. On ne pouvait plus profiter de nos jardins », raconte Chantal Vareille, une habitante. Cette année, le Conseil syndical de la copropriété a décidé de faire appel à l’EID.

L’opération de démoustication sur Échirolles a commencé au printemps. Les regards des trottoirs ont été traités au BIT. Ce larvicide biologique se base sur la bacille de Thuringe, bactérie qui attaque la famille des moustiques. Les résultats se font déjà sentir, mais ce n’est qu’un palliatif, insiste Loïc Mouyon. L’effet du BIT n’est que de six à huit semaines, il faut donc que les particuliers jouent le jeu ».

Sur le doigt de Loïc Mouyon, agent de l'EID, des œufs de moustique pondus sur les parois. Le moustique-tigre préfère pondre dans ou à la surface de l'eau. - Radio France
Sur le doigt de Loïc Mouyon, agent de l’EID, des œufs de moustique pondus sur les parois. Le moustique-tigre préfère pondre dans ou à la surface de l’eau. © Radio France – Zoé Boiron

Les bons réflexes

Pour éradiquer l’insecte, vous pouvez commencer par vider régulièrement toutes les eaux stagnantes : coupelles de pot de fleurs, arrosoirs, mais aussi rebords de couvercle de poubelles, par exemple.

Une toute petite quantité d’eau suffit aux larves du moustique-tigre pour se développer, en sept jours. Renverser l’eau de ces gîtes de larves suffit à les tuer.

Pour ceux possédant des récupérateurs d’eau, les agents de l’EID fournissent des moustiquaires. « On crée une barrière physique qui empêche la femelle de venir pondre, et inversement, les larves, une fois adultes, ne pourront pas s’envoler », explique Loïc Mouyon.

Les moustiques-tigres peuvent être porteurs de maladies, comme la dengue ou le chikungunya. Des conseils à suivre donc, si vous souhaitez profiter de votre été.

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