Val-de-Marne : des copropriétés ruinées par leur syndic au tribunal

le 26 janvier 2018

Le procès en appel de deux hommes s’ouvre lundi à Paris pour « abus de confiance ».

Paris, palais de justice. Deux hommes sont jugés en appel à partir de lundi dans une vaste affaire d’escroquerie immobilière.

LP/Olivier Boitet

Rien que pour deux petites copropriétés du Val-de-Marne, le préjudice de l’escroquerie s’élève, d’après l’avocat qui les défend, à près de 60 000 €. Un procès en appel s’ouvre lundi devant la cour d’appel de Paris : une vaste affaire immobilière qui touche des immeubles du Val-de-Marne.

Après avoir été condamnés en première instance à Paris, Philippe Maurice et Olivier Delannoy vont donc à nouveau être jugés lundi et mardi pour « abus de confiance » et « escroquerie ».

L’affaire démarre au début des années 2000. A l’époque, les deux hommes créent plusieurs sociétés, la première étant IBS, Immobilière bords de Seine, en 2001, afin de gérer un fonds de commerce d’administration de biens et de syndic de copropriétés. Avant d’acquérir des cabinets immobiliers : une vingtaine partout en France. D’une manière « brutale, explique Me Mickaël Doulikian, qui représente deux parties civiles dans ce dossier, une petite copropriété située à Créteil, l’autre à Saint-Maur. Ils se sont mis à administrer des copropriétés qui ne les avaient pas choisis ». Les deux hommes en géreront ainsi près de 500.

En encaissant les charges et en « siphonnant » les fonds. Par exemple, 50 000 € engloutis pour une copropriété à Créteil, près de 10 000 € pour une autre à Saint-Maur. « Ils se sont arrêtés quand leur société a été placée en liquidation judiciaire », en 2007. D’après Me Doulikian, le préjudice sur toute la France s’élève à 20 millions d’euros.

Un préjudice « qui ne correspond à rien », estime de son côté Me Simon Cohen, leur avocat. Selon lui, il n’y a eu « aucun enrichissement personnel ». « Il y a eu une frénésie d’acquérir de nouveaux cabinets », reconnaît-il, évoquant « imprudences » et « négligences ». Et de rappeler que tous les deux ont été relaxés par le tribunal de Nice, d’après lui parce que c’est la seule fois où une « expertise comptable » a été réalisée.

Source : Le Parisien

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