Une vingtaine de pneus crevés rue des Fontinettes, les habitants en ont ras le bol

le 11 février 2018

Pour la quatrième fois, la résidence des Fontinettes est touchée par des dégradations. Les locataires ont découvert, dans la nuit de vendredi à samedi, que sept véhicules garés sur le parking privé de la résidence, ont eu leurs pneus crevés. Trois serrures d’appartements ont aussi été vandalisées et remplies de colle durant la nuit.

Une vingtaine de pneus crevés rue des Fontinettes, les habitants en ont ras le bol

La police municipale s’est rendue ce samedi matin dans la résidence pour faire des constatations.

Depuis le 31 décembre, c’est la quatrième fois que cela arrive. La dernière fois, c’était le 25 janvier, avec neuf véhicules dégradés au sein de la résidence. Une fois encore, au petit matin, samedi 10 février, les habitants de la résidence des Fontinettes ont eu une mauvaise surprise. Sept voitures stationnées sur le parking sécurisé de la résidence ont été dégradées, «  entre 5 h et 7 h  » : une vingtaine de pneus ont été crevés. Trois portes d’entrée ont aussi été endommagées : de la colle a été injectée dans les serrures. Rapidement, un groupe de résidents s’est rassemblé sur le parking pour constater l’étendue des dégâts. «  Impossible d’ouvrir la porte de l’extérieur. J’ai dû gratter avec une épingle à nourrice pour rentrer chez moi  », s’énerve un résident.

Des centaines d’euros de frais

Une autre locataire vient de découvrir les quatre pneus de sa voiture, crevés. «  En trois semaines, j’ai changé huit pneus. À chaque fois, 200 à 300 euros à payer. C’est la voiture prêtée par l’assurance qui a été endommagée cette fois-ci. J’en ai marre  ». Des dégâts qui ne sont pas pris automatiquement en charge par les assurances. Depuis plusieurs jours, des habitants font des rondes chaque nuit et se relaient dans l’espoir de pouvoir identifier, voire arrêter les individus. D’autres ont renoncé et se garent à une dizaine de minutes à pied de leur logement. «  Je vais déménager d’ici la fin du mois  », s’exaspère une locataire. Des plaintes seront déposées dans la semaine.

Des auteurs identifiés ?

Même s’il est «  impossible d’identifier les responsables  », des pistes sont imaginées par les locataires. Selon eux, des jeunes qui consomment de l’alcool et du cannabis dans le hall d’immeuble pourraient être à l’origine de ces dégradations. «  Vendredi soir, ils étaient là et bizarrement, le lendemain on retrouve nos voitures dans cet état, c’est à chaque fois comme ça  », lâche l’un des habitants. Alertés par un résident, vers 22 h 30, vendredi soir, des policiers sont intervenus mais les jeunes étaient déjà partis. Ce samedi, la police municipale est allée à la rencontre des habitants exaspérés pour faire des constatations et leur rappeler «  de ne pas hésiter  » à les recontacter.

Déjà quatre séries de crevaisons depuis le 31 décembre

Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, deux voitures sont saccagées.

Quelques jours plus tard, le 20 janvier, une dizaine de voitures sont vandalisées. La police se rend sur les lieux et entend entendu les habitants. Plusieurs victimes déposent une plainte au commissariat.

Le 25 janvier, neuf véhicules sont retrouvés les pneus crevés sur ce même parking privé. Un départ d’incendie est constaté dans le hall d’un des deux immeubles de la résidence où est logée une quarantaine de personnes. Quelques jours plus tard, une demi-douzaine de portes de garage sont endommagées. Et de la colle est injectée dans les serrures.

Le syndic de copropriété pointé du doigt

Devant leurs voitures endommagées, des voix s’élèvent contre le manque de sécurité de la résidence. «  On nous a vendu l’endroit comme sécurisé et résultat, depuis un mois les problèmes s’accumulent  », dénonce l’un des habitants. Selon eux, une porte d’entrée de résidence qui ne se ferme pas correctement depuis neuf mois n’a toujours pas réparée. «  Si elle l’avait été, ils n’auraient peut-être pas pu mettre de colle dans nos serrures  », explique une jeune résidente. Les Calaisiens dénoncent également le manque de lumière sur le parking de la résidence : trois lampes sur quinze fonctionnent. Tous demandent l’installation de caméras de surveillance ou l’arrivée d’un gardien.

Une réunion organisée d’ici quelques jours

«  Cette résidence est, sur le papier, sécurisée. On paie des frais de copropriété pour ça  », explique l’un d’eux. Exaspérés par la situation, une dizaine de résidents ont souhaité se rendre à Square Habitat, boulevard Lafayette, agence qui gère la copropriété. Elle était fermée. Ils ont assuré qu’ils n’allaient pas en rester là. Une réunion entre syndic, locataires et propriétaires pourrait être organisée dans les prochains jours. De son côté, l’agence n’a pas répondu à nos sollicitations.

Source : La Voix du Nord

Ils parlent de nous :

Appelez-nous